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LES ANCIENNES ARMOIRIES BOURGEOISES
DE M U LHOUSE
i ES
ANCIENNES ARMOIRIES BOURGEOISES
DE M U LHOUSE
I' \i:
ERNEST MEININGER
\ ui rui sini \ i Di COMITl D'ADMINISTRATION Dl mi mi ni
Avec 14 planches d'armoiries et de sceaux
MULHOUSE
IMPRIMERIE ERNEST MEININGER
A 911
CR
.msvmh
AVANT-PROPOS
La question qui fait l'objet de la présente étude tsi utte des plus
intéressantes du passé de notre ville ci n'a jamais été traitéi par
nos historiens locaux, à l'exception de l'auteur du Bûrgerbuch
publié eu 1 8 )"o.
.lu cours île nos recherches asse\ longues prés d'un quart de
siècle — aux archives municipales, nous avons été souvent frappé
du fait curieux que les sceaux et cachets apposés sur de vieilles
Litres qui y sont conservées et qui ennuient de personnages mul-
housiens, fonctionnaires ou autres, portent des urines différant
sensiblement des blasons figurant dans le livre d'Ehrsam, sur le
tablant des bourgmestres de l'Hôtel de ville et sur les quelques
tableaux armories du Musée historique de Mulhouse.
Les matériaux ainsi amassés nous ont amené à rechercher les
raisons de ees différences qui, à première vue, se présentent comme
une véritable anomalie. Ce sont les résultats de nos investigations
approfondies que nous présentons aujourd'hui à nos lecteurs.
La eonelusion qu'ils eu tireront certainement avec nous, c'est
que, dans le domaine historique, il est absolument utile d'aller au
fond des choses et de n'accepter aucune théorie, si elle nest appuyée
sur des documents authentiques. L'histoire est une science posithk .
c'est le mérite de notre époque de lui avoir applique la méthode
Critique dont autrefois on n'avait cure. Tous nos anciens ehroni-
6
queurs l'ont négligée, et c'est regrettable. Pour ions, l'œuvre de
Pétri, la première en date, était un évangile auquel ils n'ont plus
touché. Fùrstenberger, Reber, Mieg, Grande Lasablière Font copie
à peu : rvilement en ce qui concerne le pusse, et Von peut duc
que, jusqu'à l'apparition du Cartulaire de Mulhouse, par
Y. Mossmann, personne n'a plus étudié à fond nos vieilles chartes
et les plus anciens documents d'archives.
Notre prétention n'est évidemment pus d'avoir épuisé le sujet si
intéressant des armoiries de nos vieilles familles bourgeoises: l'ar-
ticle qui va suivre n'est qu'une élude qui, pensons-nous, pourra
servir de base à un travail plus étendu, plus cotnplet.
I
LES ARMOIRIES Dis ROUKGMKSTR]
Les armoiries bourgeoises sont partout aussi anciennes
que celles de la noblesse proprement dite, Eli ient con-
férées plus spécialement à certains fonctionnaires qui en
axaient besoin dans l'exercice de leurs charges. En effet, si,
pour la noblesse, le blason était aussi un ornement de parade
utilisé à la guerre, aux tournois, et servant a maints usa.
décoratifs, le sceau armorié, tant noble que roturier, a rem-
placé longtemps, au bas des actes judiciaires, la signature
légalisée des temps modernes. Pendant tout le Moyen-*
et encore longtemps après, tous les arrêts de justice, tous
les actes de vente, de cession, de partage, en un mot tous
les actes notariés, signés ou non par les intéressés, étaient
surtout validés par l'apposition du sceau des seigneurs
justiciers ou de leurs lieutenants roturiers délègues à cet
effet. De là les concessions d'armoiries (Wappenbriefe) déli-
vrées à de simples bourgeois par les rois et les empereurs,
par les princes souverains ou encore par les comtes palatins
— cornes palatinus ou Pfal^graf — à qui les premiers avaient
cédé ce droit moyennant finances.
A Fencontre d'une opinion erronée, assez répandue, la
concession d'armoiries ne conférait nullement la noblesse
à celui qui était l'objet de cette faveur. C'était une simple
distinction, qui avait évidemment son prix, puisqu'elle per-
mettait à celui qui en était Tobjet de s'en servir légalement
en maintes circonstances, mais elle ne lui conférait aucun
titre, aucune exemption d'impôts ou de prestations rotu-
— 8
néres, ainsi que nous avons déjà eu [occasion de le démon-
trer autre pari avec preuves à r appui '.
Lorsqu'au XVe siècle les villes libres impériales secouèrent,
les unes après les autres le joug de la noblesse et élu patri-
ciat, qui jusque-là axaient accapare à leur profit le pouvoir
et siégeaient en majorité dans le Conseil, la bourgeoisie,
composée d'artisan s, de vignerons, de laboureurs et de
marchands, prit en mains la gestion des affaires et adopta
tout naturellement certains us et coutumes de la noblesse.
L'usage du blason se généralisa bientôt dans les communes
bourgeoises indépendantes, et Mulhouse suivit également
l'exemple donné partout.
L'émancipation démocratique se dessina dans notre ville
de bonne heure. Les rachats réitérés de l'office de la prévôté
impériale par la ville de Mulhouse à partir de l'année 1407,
qu'elle acquit définitivement en 1457, en sont 'a caractéri-
stique significative. L'attitude de la noblesse indigène était
d'ailleurs devenue intolérable et les corps de métier, cons-
cients de leur force et de leur rôle économique dans la
commune, poussés aussi à bout par les exigences, les
chicanes et les déprédations des hobereaux petits et grands
qui les opprimaient, résolurent d'v mettre tin. L'occasion s'en
présenta lors de l'invasion des Armagnacs, auxquels toute
la noblesse autrichienne prêta son concours. Baie et Mul-
house coururent à ce moment le plus grand danger. Après
la bataille de Saint-Jacques (juin 1444), Bâle procéda à
l'expulsion de ses nobles, et Mulhouse en fit de même
Tannée suivante. Ce fut, pour notre ville, l'occasion d'ennuis
prolonges. Les nobles évincés lui cherchèrent noise à
propos de tout et de rien, et les attaques à main armée
contre Mulhouse mirent souvent la commune dans le
plus grand danger. Celle-ci, ne pouvant guère compter sur
1 Voit Tableaux généalogiques de la famille Blech, parus en 189S, préface, page 7
et suivantes.
B
I aide de la I >< i ap< >l< idn Suis i i plus
pi. m hes v. oisins el C( >n< lut av( Bci ne el Sol( une
alliant e i >ff< nsh e 1 1 d< i< i poui une dm
( )n sait l'aide effi tte alliance lui v .dut. en i i
pai l.i ( ampagne de i Sui ■« s dans la I laul qui mh
lin ,i la guei i e dite d< I }* ni< i 1 1 ab< >utn au traité de
Waidshut
Mulhouse n'était pas encore au bout de ses tribulations.
Ce ne fut que lorsque la ville eut conclu, en i i< i
alliance a^ ec Bâle et, en i \ i |, a\ ec les I n 1/
qu'elle put songer à développer en paix ses institut]'
républicaines datant déjà de plus d'un demi-siécle. Il est
naturel quelle les adapta à celles de ses nouveaux alliés et
surtout de Bâle, sa voisine immédiate.
En Suisse, où le joug de la féodalité avait été secoué
depuis longtemps déjà, l'art héraldique était en grand
honneur, et les bourgeois libres des villes axaient adopté
tous des blasons. Les Mulhousiens firent de même, et fus
des armoiries se généralisa au point que. des [520, chaque
nouvel affilié aux tribus des corps de métier était tenu de
paver, en dehors du droit de réception, une somme de
1 schilling pour la peinture de ses armes sur le tableau de
la tribu. Cet usage se poursuivit jusqu'à la réunion de Mul-
house à la France, en [798, et s'appliquait aussi bien aux
fils des bourgeois qu'aux étrangers qui se taisaient recevoir
dans les tribus.
Malheureusement, aucun de ces tableaux armories des tribus^
pour les membres ordinaires, ne nous est reste conserve.
Les derniers turent détruits lors des événements de 1798, et
c'est là une perte irréparable pour la science héraldique a
Mulhouse. Tout ce que nous possédons dans ce genre, ce
sont quelques tableaux de gardes- vignes (fVin^er-Tafeln),
de chefs de tribus, conservés au Musée historique, et les trois
tableaux de bourgmestres qui figurent dans la grande salle
— 10
du Conseil de l'Hôtel de ville. Nous nous occuperons plus
loin du plus ancien de ces derniers,
La question qui se pose tout naturellement est celle-ci:
les autorités de Mulhouse ont-elles jamais octroyé elles-
mêmes des armoiries héréditaires à leurs bourgeois OU aux
nouveaux-venus dans les tribus? Les enregistraient-elles à
la Chancellerie, contre une taxe, à l'instar de ce que fit, vers
la fin du XVIIe siècle, Louis XIV pour toutes les provinces
de son royaume dans un but fiscal ?
Pour qui connaît à fond les archives de notre ville, la
réponse est formellement négative. Aucun arrêté des
procès- verbaux du Conseil, sauf un seul, celui du 20 jan-
vier 1642 et dont nous parlerons plus loin, aucun autre acte
ou document ne contient même la plus légère allusion aux
armoiries bourgeoises, et Ton peut hardiment affirmer que
le magistrat s'en est toujours désintéressé, au moins offi-
ciellement. Seules, les tribus s'occupaient du blason de leurs
nouveaux membres \ et la taxe minime prélevée servait tout
juste à payer le travail du peintre.
Si toutefois l'octroi d'armoiries par les autorités de Mul-
house n'a jamais existé en tant qu'acte gracieux de souve-
raineté, il n'en est pas moins fort probable que l'usage de
peindre les armes sur les tableaux des tribus a dû être intro-
duit à la même date dans toutes les tribus d'un commun
accord, à l'instar de ce qui se pratiquait à Baie ou ailleurs.
Dans ces conditions, la mesure prise n'avait pas de caractère
officiel, mais une simple valeur documentaire officieuse.
Quoi qu'il en soit, une fois l'usage adopté, qui décidait de
la composition des armoiries à peindre pour les membres
nouveaux qui n'en possédaient pas encore? Il est évident
que ce dernier cas était fréquent, notamment pour les per-
1 Nous avons relevé la première mention de la peinture des armoiries, sur le
tableau des membres, dans le registre de la tribu des Bouchers, à la date de
Pâques 1520.
•,( >nnes qui n i taieni pas i n iginaii • s il les libres de la
Suisse i mi de I AI
\ nol re a\ i taieni probabh m- m l< zunfti
[ents qui a> ait ni .1 d< mnei au m< >ins K ur z\ is ( n I
rence, de 1 1 >n< erl a> e< I inti 1 peul être plus i imple-
menl encore le peintre h< i aldii t< I
étaient, au surplus, des plus simples. Il I ici nu,
d'éviter a> anl toul de < i ipier des arm l rites,
,111 poinl de vue de la forme des meubl 1 au moins de
leurs couleurs. En thèse générale, on adoptait des arn
dites parlantes, rappelant ou bien le nom, ou la profession,
quelquefois aussi les origines du nouveau venu. Au
XVI* siècle et jusqu'au milieu du wii , le meuble ou sujet
adopté n'était guère complique et consistait la plupart du
temps en Hausmarken, c'est-à-dire en signes spéciaux, tels
que des croix de toute nature, des | ordinaires ou re-
tournés, agrémentés souvent de croisettes, d'étoiles ou dé-
croissants.
Cette forme curieuse d'armoiries se retrouve dans les
sceaux et cachets de la plupart de nos vieilles familles bour-
geoises, au xvc et au xvie siècle, et a longtemps distingué
le blason bourgeois du blason noble '. Ce n'est qu'au milieu
du xvnc siècle qu'à Mulhouse même il y eut, sous ce rapport.
un changement radical, et qu'on y adopta des armoiries
complètes, à cimier et à lambrequins et aux meubles héral-
diques plus riches.
L'homme qui en prit l'initiative n'est autre que Jacques
Henric-Pétri, d'abord greffier-syndic, puis bourgmestre de
1633 à t66o, à qui nous devons déjà notre première chro-
nique de la ville. Cette partie curieuse de son activité
restée inconnue jusqu'à présent et n'a jamais été soupçonnée
par nos historiens locaux postérieurs, y compris Ehrsam,
1 On les trouve encore en grand nombre dans V Armoriai Je h lité
il Alsace, établi de 1696 à 1704.
12
[auteur du Bùrgerbuch^ qui, dans la préface de son livre,
émet a propos de l'origine des armoiries dus familles mul-
housiennes une théorie avec laquelle nous ne sommes pas
d'accord. Nous y reviendrons plus loin.
[acques Henric-Pétri était originaire de Bâle et fut appelé,
en 1620, au poste de greffier-syndic de Mulhouse, en rem-
placement de Jean-Georges Zichle, également Bâlois, décédé
en mars de la même année. Pétri était un élève de Wurst-
isen, l'historien bâlois, et contracta chez lui le goût de
l'histoire, de la généalogie et de l'art héraldique. La généa-
logie surtout l'attirait, et l'on possède de lui toute une série
d'études de ce genre qu'il inséra dans sa première rédaction
de la chronique de Mulhouse1, datant de 1626, et pour
laquelle il obtint du magistrat une récompense consistant
en un gobelet en vermeil, pesant environ 30 onces, aux
armes de la ville. Il rédigea également une Histoire de la
famille des nobles Zu Rhein*, la Généalogie de la famille Lœscher
et d'autres.
En [633, Jacques Henric-Pétri fut nommé bourgmestre
de Mulhouse, grâce à son mariage avec la fille du bourg-
mestre Jacques Ziegler (plus tard il s'allia à la vieille lignée
des bourgmestres Hartmann), et, dés lors, il reprit en sous-
œuvre l'histoire de la ville, qu'il compléta considérable-
ment. Cette seconde rédaction date de 1640. Elle lui valut
un nouveau don d'honneur consistant, cette fois, en un
gobelet d'or. Si cette nouvelle version de Pétri prête le flanc
à certaines critiques, parce qu'elle contient, au milieu d'un
luxe de détails sur l'histoire universelle, bien des lacunes
sensibles et des théories erronées, qu'explique l'ambition de
1 plie tut publiée de 180.} à 1 cSe;6 dans le Bulletin du Musée historique, sous le
titre de : Der Stutt Mfiihausen Historien. Un tirage à part, avec des illustrations de
C. Spindler, en parut ensuite à la librairie Bah y.
- Actuellement propriété du baron Louis Zu Rhein, à Wurzbourg. Xous l'avons
eue entre les mains.
la
r.iiiuui sou< ieux de rehau ;sei l'é< lai du . in< ille
dont il étail de> enu i it< i j en 1 1 I un d( s i h<
deux t hr< >nh|ih i n'en r( tenl pas nu >ins un< œuvr< du plus
grand méi ite, i tanl d( inné qu elle i si la punir
Pétri fui aussi le premiei qui
sa chronique, le catalogue des boui ml dii
destinées de la petite < ité libre depuis i j ; late
de la création de cette charge par diplôme du roi des
Romains Charles IV. Ce catalo ainsi qu'il .1 soin de le
dire lui-même, n'esl pas complet, mais constitue un efl
d'investigations remarquable, si Ton considère le champ de
recherches restreint que présentaient pour lui les seules
archives de la ville et le peu de temps qu'il put y consacrer.
Nous axons l'intention de revenir, dans un article spécial,
sur ces lacunes, que nous croyons pouvoir combler en
partie, grâce à des trouvailles laites sur place ou clans les
dépôts publics du dehors.
Une fois bourgmestre et sa seconde rédaction de la chr
nique achevée, Pétri voulut couronner son travail par la
création d'une œuvre à la fois originale, artistique et héral-
dique : celle d'un tableau armorié des bourgmestres. Le 20 jan-
vier 1642, le Conseil prit l'arrêté suivant sur son initiative:
Ein Taffel auff das Rathaus in die hindere Sruben soll verferti
vnd aile Burgermeister so vor diesen Regiert, mit Ihren Wappen
darein verzeichnet, vnd also forthin, wann ein newer erwehlt wird,
continuiert werden.
C'est-à-dire: «Un tableau sera fait pour être place dans
la salle de derrière de l'Hôtel de ville, sur lequel on mettra,
avec leurs armoiries, tous les bourgmestres qui ont été en
fonctions jusqu'à présent, et ce tableau sera continue doré-
navant pour chaque nouvel élu».
L'idée de Pétri ne pouvait évidemment qu'être sympa-
thique à tout le Conseil, car chacun de ses membres avait
11 -
des chances d'arriver aussi un jour à la magistrature su-
prême. Ce fut le cas pour cinq d'entre eux. Cinq autres, dont
les trois bourgmestres, avaient déjà des blasons en règle, et,
enfin, cinq membres avaient des bourgmestres dans leur
ascendance a placer sur le tableau.
Voici, a titre documentaire, la composition du Conseil en
[642. Les lettres qui accompagnent les noms, signifient:
./, axant déjà des armoiries; /J, descendants de bourg-
mestres; /•, futurs bourgmestres.
Bourgmestres :
Philippe Engelmann (A).
Henri Risler (A).
Jacques Henric-Pétri (A).
I Conseillers :
I) Jean-Luc Chmilecius (A).
Egmond Witz (l:).
Jean Freuler (A).
Jean Steinbach (D, F).
|ean Dôbler ou Debler. Originaire de Worms.
Antoine Hartmann (D).
Jean-Jacques Schoen (D, F).
Jean Risler (A).
Balthasar Degenfelder (A). Originaire de Liestal.
Zunftmestres-rigents :
Jean-Nicolas Cornet/ (voir p. 44),
Jean-I lenri Gutzwillcr
Pierre Oerlein (Erlin).
Pierre Zetter (voir p. 88).
Jean-Ulric Schlumberger (A, 1\ voir p. 64).
Michel Ziegler (voir p. 88).
Zunftmestres anciens :
Jean-Henri Brustlein (D).
Jean-Henri Arlenspach.
Isaac Zuber (voir p. 84).
Frédéric Tlmrnevsen (A).
13
En deh< »i s du ( • >nseil, la questit >n jnt< lii au mi
degré ' h les ti ibus qui, n uni I nt,
h )i maienl < e qu i in appelait le ( il and I i >w < il. \«
nons d( >n< également h s n< >ms pai ti il
annotations.
Sexvirs des tribus :
i ) Tûilleut i :
[acques Ziegler.
Mathis Grosheintz ( D).
Kilian Stadler.
Jean-Gaspard Dollfus < Il l).
Jean-1 [enri Engelmann ( .7, D),
fils du bourgmestre ci-dessus.
I
[ean-Martin Wagnei
I lenri Schoen ( I
[ean Burckhardt (A).
Christophe Werner.
Stanislas Wûrth.
j) Bouche
/ 5
Jacques rellhauer.
Jean Ehrsam (I)).
Georges Schoen (1)).
Michel Arlenspach.
Laurent Zindel.
j) Boulangé
Mathias Schmerber (A I.
Jos.sc Grentzinger ( .
Appolinaire Bûrre.
Abraham II i m (A).
Conrad Hildenbrand.
5) Maréchaux :
Hartmann Koechlin.
Michel Menckel.
Jean-Jacques Schwartz (A).
Jean-Jacques Witz,
fils du conseiller ci-dessus
Mathias Arlenspach.
Georges Manlin.
6) Agriculteurs :
Georges Weber.
Daniel Risler (A).
Nicolas Hartmann (.
frère du conseiller ci-des
Georg Biseckher.
Louis Witz,
fils du conseiller ci-dessus.
N. B.
Pour ces derniers, v. pi. XIV,
1 Voir à ce propos notre notice page 88.
— 16 —
Le tableau fut commandé par Pétri à Jean Lûdin, artiste
peintre-portraitiste de Bâle, On trouvera, dans notre travail
sur Les Anciens Artistes-Peintres cl Décorateurs Mulhousiens
jusqu'au \/v siècle*, tous les détails voulus sur le peintre et
sur ce travail spécial, qui lui lut payé ioo //. Nous ne nous
arrêterons pas davantage a l'exécution des blasons, qui
dénote déjà la décadence de Fart héraldique, aggravée encore
par le fait que l'artiste était surtout portraitiste. Ces défauts
sont du reste rachetés par d'autres qualités, notamment par
la beauté des figures.
Il va de soi que Pétri dut fournir à Lûdin, non seulement
la liste des bourgmestres, mais aussi le croquis de leurs
armoiries. Or, c'est ici que sa fantaisie put se donner pleine
carrière. Pour les familles éteintes avant Tan 1500, les
données nécessaires lui manquaient en général. Les sceaux
de beaucoup de titulaires faisaient défaut, pour la période
première, aux archives memes, et c'est pour cela qu'il se con-
tenta d'inscrire sur le tableau les noms et prénoms de ceux
qui lui faisaient défaut, avec les dates où certains documents
les signalaient en exercice. Nous avons eu la bonne fortune
de retrouver quelques-uns de ces sceaux à Colmar et à Bâle,
sources auxquelles Pétri n'aura pas songé à aller puiser. Ce
sont : Heitzmann Birin (1398), Claus Hûgenheim2 (1408),
II.ws ou plutôt Henselin Mùller (1398), Claus Boïhart
(1.I78), Hans Ulrich Gerber (f 1524), qui s'appelait
en réalité Karrer et était tanneur (Gerber) de sa profes-
sion — et Erhart Scharpel (f 1355).
Si nous citons ici ces six blasons manquants, ce n'est pas
pour en faire un reproche à Pétri, qui en ignorait l'existence.
Aussi bien, sa liste de bourgmestres a, comme dit plus
haut, une lacune plus grave; il y manque une trentaine
de personnages ayant exercé à Mulhouse la première magis-
1 Paru eu 1908 et couronne par l'Académie française.
- Et non Claus von Hûgelnheim.
1 1
i0ooooo0o
Bgm1398
Ooooo0o
l *Mim I?
°°ooooo°
\©lin M .
■ ■
Claus Bdhart
Jean-UInc Karror
Bgm1^97-152A
Erhart Scharpff
Bg» 1526-1555
Danjel Ehrsam
B9»n.C*ufner16lA.
Daniel Ehrsam
Bgm 1613-1617
Jacques Schoen
Bp 1553-1574
Schoen
Bgb (EL-
Caufrier Daniel Ehrsam
2e côté
trature. \« >tre but est autn i ai l< ■
ii.ni .1 l.i thèse qui fait I < >bjel de la (
que les ai nu >ii ies b< >ui ■■
d'une simplii ité < ara< t( i i ;tiqu< ntanl prei que l
des attributs de m< nu . ans < imi< i imbrequi
Pai exemple, I lenselin Mûllei .1 dan ■ on mi-
roue de moulin ; ( llaus Boïhart, qui était ( < trdonniei
une fleur Je lis .1 dextre, un soulier à la poulain» tre;
Hans Ulrich Karrer, tanneur, deux peloirs Je tanneur en
sautoir, ci Erharl ScharpfF, boucher, un couperet de bouch
Nous les reproduisons en tête Je notre planche I.
Nous verrons tout a l'heure que les sceaux des contem-
porains Je Pétri étaient, a Je rare ptions prés, l<
la même enseigne au point Je vue Je la simplicité.
Pétri prit sur lui Je relever les armes trop primitives de
ses collègues, au moins pour les plus récents. Il y tut
amené par plusieurs raisons, dont la principale était cer-
tainement le désir Je donner au tableau des bourgmestres,
dû à son initiative, une apparence plus cossue, plus artistique,
plus décorative, Y était-il autorise? Certes, et voici quels
sont, à notre avis, les raisons qui ont dû lui dicter sa con-
duite et la justifier pleinement:
En premier lieu, il ne tant pas oublier que Pétri était al<
bourgmestre, Jonc chef d'Etat, qu'il a dû consulter ses Jeux
collègues Henri Risler et Philippe Engelmann, sans compter
les familles alors encore représentées, et que dés lors toute
amélioration (Wapperibesserung) d'anciennes armoiries était
parfaitement légale, aussi bien que s'il y axait eu lettres-
patentes d'un roi, empereur ou prince.
D'ailleurs Pétri avait encore personnellement une espé
Je raison le poussant à s'arroger le droit d'octroyer des
armoiries. 11 était le fils Je Jacques Henric-Petri (7 1641),
juriste distingué Je Baie, à qui l'empereur Mathias avait
conféré, en 1612, en dehors Je la noblesse héréditaire Je
18 -
l'empire, le titre de comte palatin (Pfal^graf), charge qui
comportait précisément le privilège de concéder des lettres
d'armoiries au nom du souverain. Il axait donc de qui tenir.
I /amélioration des blasons primitifs miilhousiens que Pétri
avait alors SOUS la main, partait certainement du désir de
leur donner a tous la même valeur héraldique. 11 est naturel
qu'il ne voulait pas créer deux catégories d'armes, ce qui
pour une même série de fonctionnaires supérieurs eût fait
mauvais effet. Lui-même possédait un blason déjà ancien,
octroyé par l'empereur, et. a Bâle, toutes les familles impor-
tantes axaient le leur dans les règles de l'art, depuis plus
d'un demi-siécle. On peut s'en convaincre en feuilletant la
Bassler Chronick, publiée par Christian Wurstisen en 1380.
Ses deux collègues étaient dans le même cas. La famille
Engelmann, originaire de Strasbourg, avait de vieilles armes,
de même les Kisler, venus de Porrentruy, où leurs ancêtres
étaient de hauts fonctionnaires.
N'oublions pas non plus que le tableau des bourgmestres
débute par une dizaine de bourgmestres nobles, et qu'il était
humain de la part de Pétri et de ses collègues de mettre les
blasons bourgeois à leur hauteur. Rien ne s'v opposait,
Mulhouse était un Etat libre, ses décisions étaient souve-
raines et avaient force de loi. Bien que, dans le cas parti-
culier, il n'y eût pas de décision héraldique écrite, figurant
au registre des procès-verbaux du Conseil, la confection du
tableau armorié fut l'objet d'un arrêté, et comme, après son
achèvement, il fut adopté sans critique (du moins en
séance), ce tableau constitue bel et bien un document
officiel irréfutable et définitif.
L'impulsion donnée par Pétri à fart héraldique porta ses
fruits et, sauf une exception \ où les meubles sont encore
1 Luc Liebach, bourgmestre en 1 6 tS 5 . dont L'écussoa est encore chargé d'un 4
à traverse croisetée terminée en pointe par ses initiales L B. Par contre, il a un
cimier et des lambrequins en règle.
m
des plus simples, le • blas< m i d< bourgm* i
onl belle allure 1 1 ■< >nl int( r< • an!
A l'appui de ce qui pr< I on trou >ur nos plai
une séi ie de s< eau . et d( i a< hets cou Je
Mulhouse, a> ec, en 1 i gard, les ai m< »i
rieuremenl sur le tableau des b< iui d< Pétri ou d<
nées autre part, Ils ne laissent aucun dout< e que n<
venons de due, à savoir que les armoiries boui jus-
qu'en [642, donc avant l'intervention de Pétri, n'étaient j
les mêmes que ailes qu'il a fait peindre sur le tableau de i
bourgmestres. Autant les unes sont simples, sans cimiei
lambrequins, autant les blasons nouveaux sont complets et
composes suivant les bons principes héraldiques.
Nous leur consacrons plus loin, au chapitre III. des n<
tices détaillées. Les familles de bourgmestres y figurent a
leur rang alphabétique.
a A A *4 + + « <r~ <r-<r~ <r *r-*r
h.
LE TEXTE ET LES ARMOIRIES DU • BURGERBUCH >.
Pour compléter cette étude spéciale il nous reste à parler
encore du Bùrgerbuch cTEhrsam, paru en [850, et qui, au
point Je vue des armoiries mulhousiennes, constituait jus-
qu'ici le seul document du genre. Ce livre en donne 144,
reparties sur 12 planches coloriées.
Mais axant d'en aborder la critique, il n'est pas hors de
propos d'examiner d'abord le texte publié par Ehrsam. Tous
ceux qui ont travaillé aux archives de la ville de Mulhouse,
ont pu se rendre compte que ce texte ne répond pas exacte-
ment à celui du Bùrgerbuch original y déposé, mais qu'il a
ete considérablement augmente par l'auteur. De (ait, il existe aux
archives deux registres appelés Bùrgerbuch. Le premier est
bien celui dont parle Ehrsam et dont il donne l'en-téte
caractéristique. Il forme un cahier de feuilles de parchemin^
sur lequel, chose curieuse, les intéressés sont inscrits dans
l'ordre alphabétique des prénoms. Voici, à titre de spécimen,
Ten-téte du livre avec les inscriptions de la lettre A :
2h\no bomini bufenbt fûnff*
haubert fftnffctg vnù $vcy ojf bonftag ben britten
juuy DJj befelcb vnb erfcmtnus eincs erfamen
2\babts aile burejer (0 uoeb in leben jhtb, besglicbeuu
ber abgangnen burger namen, bie nodj Kinber bin-
ber iimeit oerloffett, von uiïwem bem alphabet nriber
befebriben roorben,
Annthenng Benner, Ackerman.
Anndres Kratz, der goldschmit.
'I
Anndi I . hlci , dci s< hnidci .
Anthoni Senglin, M< i ■■< i .
Ambro 'in • Stammli
xiii , •M,II<,
Anthoni l lai tman |
ard burgermeistei . I I
Augustin I ïs< Iniiii
AJ.im [nntz, dei S< yrler, A
Andn s Ka< hlci , \ I nntw uc h< n d< ii I I
Albre< lu I [auseï , d< i Wagner, Anno 9
Anthoni Senngelin I , .
y Jeu 1 j. h . \ [598.
Anthoni S( hambseï , [2. Dec. [604.
Andres S< h( rz, vl dato.
Abraham I luet, den 2. Dec. u
Ambrosius Stambler, Anno 1 6 1
Adam Rotackher, den >. [uni 1 6 ;
Anthoni Hartmann, Peter Hartmanns dess àlterei
2. Juni [617,
Anthoni Sengelin, der jung, 24. aprilis [620.
Anthoni Knobloch, Heinrich Knoblochs seeh sohn, den 2
bris 1620.
Anthoni Hartmann, llanns Hartmanns sohn, den J. [0 1627.
Andres Khaehler, Andres Khachlers sohn, den S. Juni A 1635.
Andres Dietsehe / , .
, den 2). uni 1635.
Abraham Hirn *
Adolph Lanng, denn 14. Jenner 1637.
On constatera que les premiers noms ne portent pas de
date: ce sont ceux des personnages vivant encore en 1552.
Les suivants portent des dates au fur et a mesure de la ré-
ception à la bourgeoisie privilégiée. Les inscriptions dans
ce premier livre cessent avec Tannée 1 6 4 1 . Pendant un
demi-siècle environ, on négligea de noter les nouveaux
bourgeois admis, sans doute parce que les réceptions figu-
raient dans les registres des procès-verbaux du Conseil
(Rathsprotokolle). Ce n'est qu'en 1708 que le greffier-syndic
1 Cette annotation est postérieure et de la main de Pétri,
._ 22
fean-Henri Reber reprit ce contrôle en mains. Dans ce but,
il ouvrit un nouveau registre, portant le titre de: Privile-
girtes Burger-Buch der Statt Mùlhausen, dans lequel il com-
mença par transcrire toutes les indications du premier livre
axant trait aux familles existant encore a son époque, qu'il
compléta par les inscriptions du Rathsprotokoll de 1642 à
1 70S. Il négligea les familles éteintes. Cette transcription est
reconnaissable par le fait que c'est bien récriture de son
époque, et que les premières lignes, quoique de dates bien
antérieures, sont de la même main. Ce livre lut ensuite tenu
à jour jusque vers 1760. Après cette date, les mentions
postérieures sont très clairsemées jusque vers 1783, et pour
quelques familles seulement.
Les inscriptions dans ce second registre sont tout aussi
sommaires que dans le premier. En voici un spécimen, pour
la famille Scboen :
Page 519 Jacob Schôn, war Burgermeister A° 1553.
Heinrich Schôn, der Seckhler A° 1580.
! leinrich Schôn, A° 1 595.
Isaac Schôn, der Weissgerber, Mr Jacob Schônen des Rat lis Sohn,
den 20ten february A° 1598.
Hanss Schôn, den 13. xbris A° 1598.
Micbael Schôn, A° 1604.
Jacob Schôn, Mr Heinrich Schônen des Seckhlers seel. Sohn, den
27. April A° 1606.
Hanss Heinrich Schôn, den 3. xbris A° 1621.
Gôrg Schôn, den 17. cjbris A0 1623.
Heinrich Schôn, der Kûefter, Herrn Jacob Schônen sel. Sohn, den
27. April A° 1628.
Isaac Schôn, Herrn Zmr Jacob Schônen sel. Sohn, den 22. febr.
A0 1636.
Jacob Schôn, Heinrich Schônen Sohn, den 11. May A° 1657.
Hanss Gôrg Schôn, herrn Zmv Gôrg Schônen Sohn, den 29. Junv
A" .657.
Page J20 Herr Jacob Schôn, Herrn Bgmr Johann Jacob Schônen Sohn, den
6. Aug. A° 1666.
Thiébaii
1585
pi.h
Jean Hartmann
1569
Antomf ann
16C
Vérène Hartmann
1617
Jean Hartmann
1585-1602
Antoine Hartmann
Bgm 1607-
Nicolas HoFer
1599
Nicolas Ho fer
Bgm.1626-1630
|a< ob S< hôn, I hônen Sohn, d< n i
(ohaniK • S< hôn, l hôn< n k el. Sohn, d
I Icini u li S< hôn, lsaa< V hôn* n
loh.iniu s S< hfln, Mi iin I [an Gôrg Schônci i h< I. Sohn, d(
[8 |im\ v [683.
Johannes & hôn, aul M< >ntag d< n 13. cbi is A
I [anss facob & hôn, aul Moi 1 708.
Heinerich Schôn obgcmclten [acob Schônen ehlichen Sohn,
Montag den >' xbi is 171
[ohannes Schôn, obigen [ohannes Schôn des ïlteren Sohn,
Moni. ig den 9, Api il 1714.
Il.iiiss G( ibgedachten Herrn [ohannes Schônns ehel. Sohn,
\ 1 Montag den 17. 7bre 171 1 .
Herr [ohann Bernhard Schôn, obigen Joham hônen d<
ïlteren Sohn, den \ [715.
An ton i Schôn, ehnetgedachten Jacob Schônen ehel. Sohn, aul I
Montag den 6un May 1 720.
Hanss Jacob Schôn, obigen II. [ohannes Sciions sel. ehel. Sohn,
auf Montag den 23"" Augusti 1723.
Johann Heinrich Schôn, [ohanns Schônen sel. ehl. Sohn, aul
Montag den 9len July [731.
Herr Jeremias Schôn, weyland Johannes Schôns des Weissgerlx
ehel. Sohn, auf Montag den 27/^ tebr. 1735.
Herr Johannes Schôn, hieruber untenbemelten Herrn Hanss Bern-
hard Schônen ehelicher Sohn, auf Montag den 12. Marty 1742.
Johannes Schôn, hieruber gemelten Herrn Johannes Schônen
ehel. Sohn, auf Montag den 3. xbris 1742.
Johan Bernhard Schôn, hieruber gemelten Johannes Schôns ehel.
Sohn, auf Montag den 21. Jenner 1743.
Hannss Jacob Schôn, obigen Hannss Jacob Schôns ehel. Sohn,
auf Montag den 19. Jenner 1750.
Johannes Schôn jiïnger, der Ferber, obigen Hannss Jacob Schôns
ehel. Sohn, auf Montag den 18. febr. 1754.
Hanss Georg Schôn, des Schneiders seel. Sohn, aul Montag den
2ten Juny 1755.
Si Ton compare cet extrait avec le même article Schoen
publié par Ehrsam dans son Bùrgerbuch, on verra que ce
24
dernier a singulièrement augmenté le texte original, et
cela en ajoutant, autant qu'il a pu, les femmes des inté-
resses, leurs fonctions et, par-ci par-là, quelques notes con-
cernant des missions, des campagnes, etc. Dans ce but, il a
utilise les registres de mariages, les registres des procès-
verbaux des séances ou chaque année figurent les nouveaux
fonctionnaires, les registres du tribunal pour les nominations
cféchevins, etc.
L'utilisation du registre des mariages par Fauteur du
Bûrgerbuch partait de ce point de vue que la réception des
fils de bourgeois au droit de bourgeoisie coïncidait depuis
1615 environ, en thèse générale, avec le jour de leur ma-
riage. Seulement, ce système avait certains inconvénients ],
car non seulement il acceptait ainsi comme bourgeois pri-
vilégiés des homonymes n'y avant jamais eu droit-, mais
il obtenait, par la même occasion, une liste supplémentaire
de noms de la même famille, qui n'existaient pas au Bûrger-
buch original manuscrit. Or, ces manquants à l'appel étaient
1 Le plus fâcheux de ces inconvénients réside dans le fait que beaucoup de bour-
geois s'étant mariés deux, trois lois, il était difficile, sans recherches approfondies,
de caser ces épouses multiples exactement, lorsque, ce qui était souvent le cas, le
même prénom se présentait une série de lois dans une famille. Kbrsam s'en est
généralement tiré en répétant les personnages de même nom, ce qui lui donnait plus
de bourgeois reçus qu'il n'y en avait en réalité. Le cas le plus curieux de ce genre-
est un certain H ans Jacob Hartmann^ hôtelier du Raisin, de la branche de Bretten,
qui s'est marié cinq lois :
1. le 21 septembre 1722, à Rosine Blech,
2. le 23 juillet 17-12, à Elisabeth Frey,
3. le 25 juillet 1756. à Elisabeth Jelensperger,
4. le 16 avril 1766, à Marguerite Dollfus, et
). le 27 juin 1 78 1 , à Jeanne Grosheintz.
L'auteur du Bûrgerbuch en fait cinq personnages différents reçus à ces dates à la
bourgeoisie privilégiée! Dans le manuscrit du rôle des bourgeois, il ne figure
évidemment qu'une fois, ce qui aurait dû le frapper. Mais il v a mieux. Dans le
registre des mariages, à l'inscription de l'union du 27 juin 1 7 8 1 , le pasteur a mis en
note: Dièse ist seine fini fie Frau: Celle-ci est sa cinquième femme.
2 Par exemple, la lignée des Martin Gisler, de Bâle, cousin du greffier-syndic
André Gisler.
I
•
m
Rorr
63
Chrétien Wagner
1481
Léonard Wagner
-1481
François Roppolt
-1590
Pierre Wagner
Byn.1452- 14*50
Werner Wagner
Bgm.1504-1525
Bjn151*--529
Jacob Wurm
Ammestne à Strasbourg ,14-89-1498
François Wurms
Bgm.1556-1574
i ;émenl d< qui n
à l.i boui g< i >isie privil \ îl qu il lient I
le délai pres< i il p( >ui s< fain insi i il l que, du fait de
leui mai iag( a> e< une femme n aj anl , pu ju i de
la pracstatida ou fortune requise, le Conseil I l lus
du privil< I )és I» »i • . il n étaient plus que boui
manant ou Bùrgerlicht) Hindersàss, d( le bourgeoisie un
peu inférieure. ( les t as furent plus noml \\i( n ne- le
suppose ci se produisirent dans presque toutes les familles.
Voici, à l'appui Je ce qui précède, la traductit »u d'un curie
document du 28 juin r627, qui ne laisse subsister aucun
doute à cet égard. Il est de la main Ju greffier-syndic Pétri
et figure au Contracten-Protocoll [627-1628, II. A. n 14,
page 46b :
BOURGEOIS ET MANANTS.
Document relatij à lu différence cuire les deux sortes de bout
à Mulhouse.
Il est porte à la connaissance de tous que ce jour, a la date
indiquée plus bas, s'est présenté personnellement à la Chancellerie
de Mulhouse, l'honorable et modeste Mathias Schmcrber, bc
et hôtelier de la Lune, nous informant comme quoi MM. les zunft-
mestres de la tribu des Bouchers de notre ville ont fait délivre
son beau-fils Mathias Risler, boucher, un certificat d'apprentis
sous le sceau de leur tribu. Mais comme dans cette pièce son patron,
maître Georges Franck, est qualifié de bourgeois-manant, il a été
soulevé de ce tait autre part quelque doute et erreur, que ledit,
qualité de manant, n'était pas en droit d'apprendre son métier à un
jeune homme. Dans ces conditions, le susmentionné demande in-
stamment qu'il lui soit délivré une attestation écrite de la différence
existant entre les deux sortes de bourgeois de la ville. Vu que
l'attestation de la vérité ne saurait être refusée à personne, mais qu'elle
doit être communiquée au requérant en toute équité, lorsque celle-
ci est demandée légalement, il est attesté par le présent qu'ici à Mul-
house il y a eu de tout temps deux sortes de bourgeois indigènes, et
— 26 —
que la différence entre eux ne consiste qu'en ceci que les uns, le
plus petit nombre-, possèdent certaines franchises élans leur propre
demeure, qui ne sont pas révélées à tout chacun et qu'ils ne con-
naissent pas eux-mêmes pour la plupart ; ceux-ci sont appelés
bourgeois. ( droit de bourgeoisie n'est vendu à aucun étranger,
quel qu'il SOÎt, qui vient seulement de demander à se fixer ici. Les
autres, le plus grand nombre, a paît cette franchise domiciliaire,
sont traités en tout point, comme considération, dignités, honneurs,
franchises et droits, absolument sur le même pied, sans autre avan-
e ou différence, de telle sorte qu'ils ne sont pas à distinguer les
uns des autres, qu'eux-mêmes aussi ont l'habitude de s'appeler
bourgeois, entre eux ; qu'il arrive que deux fils de bourgeois nés
dans la ville, et frères, peuvent être l'un bourgeois, l'autre bourgeois-
manant. Cependant, à la Chancellerie, en vertu d'un usage ancien et
pour les distinguer entre eux. les derniers sont dénommés bourgeois-
manants, mais sans préjudice à leur honneur, attendu qu'en réalité
ils sont de lait eux-mêmes bourgeois et fils de bourgeois, et d'ailleurs
bien supérieurs en nombre aux premiers.
En loi de quoi, et comme attestation conforme à la vérité et ne
prêtant à aucun doute, le présent écrit, muni du sceau héréditaire
du noble, honorable et savant sieur Jacques Henric-Pétri, greffier-
syndic à Mulhouse (mais sans préjudice pour lui et ses héritiers) a
été délivré le samedi 28 juillet de l'an 1627 !.
Comme conclusion, nous reconnaissons volontiers que
le texte même du Bûrgerbuch d'Ehrsam, malgré ses additions
I Cette différence de bourgeoisie est déjà signalée dans la Chronique du Bâlois
André Rvfï, dont nous avons publié la partie relative à Mulhouse dans le Bulletin
du Musée' historique de icS8o. On y lit, page }8, le passage suivant, sous le titre de
Burgrechi ou droit de bourgeoisie :
«Quant au droit de bourgeoisie de cette ville, elle est la suivante: Le plus grand
nombre des habitants sont des manants (Muclersiisseu), cependant ils ont plus de
droits que les manants de beaucoup de villes, et ils ne peuvent, sans cause grave,
jamais être expulsés de la cité. •
« Les bourgeois, eux, ont de grandes franchises spéciales octrovées par les rois
et empereurs, dans les cas de meurtre et dans d'autres cas, qui dépassent les fran-
chises des manants, etc »
II a paru un tirage à part de ce travail, augmenté de 546 armoiries lithographiées
et de } planches en phototvpie, sous le titre de : Une Chronique suisse inédite du
-V'7e siècle (Circkell der EidtgnoschaUt von Andréas Rvh), par ERNEST MEININGER.
Bile, 1892, chez Adolf Geering, éditeur.
trop soin enl sujette auti< >n, nen c< institut p* m(
un n.i\ ail d'un i ei tain méi ite, qui .1 rendu d
une époque où il n'existait 1 no >re 1 ien sui l'histt >ii
familles. Il peul d'ailleui en n ndn aujourd'hui,
mais à la condition d'un contrôle qui aujourd'hui est d<
la base môme de la s< ien( ( hist( n iqu<
\\){\y la deuxième partie de son travail, les armoiries
ajoutées au texte, Ehrsam n'a pas trouvé d'armorial aux
archives mêmes. Cela ressort de toute évidence de ce que
nOUS avons dit plus haut, a propos du tableau des bon
mestres créé par Pétri en 16 42.
Dans sa préface, l'auteur du Bùrgerbucb, après avoir énu-
méré les privilèges dont jouissaient autrefois nos bourgeois,
en vertu des franchises octroyées à la ville par les rois et
empereurs, y ajoute un dernier en disant qu'ils avaient les
qualités requises pour recevoir des armoiries et pour rire admis aux
tournois (fVappen* und Turnicrfàhig).
Les diplômes successifs des franchises municipales en
question sont muets à cet égard, mais ce que nous avons
dit dans le premier chapitre de notre article est d'accord avec
le premier point, celui avant trait à la faculté de recevoir
des armoiries. Nous avons même vu que le bourgeois mul-
housien pouvait en adopter à son gré.
Mais pour ce qui concerne l'admission aux tournois, c'est
une autre question. Ce privilège-là était exclusivement
réservé à la noblesse, et bon ne voit pas trop un artisan,
voire un marchand mulhousien prendre part à ces joutes de
la féodalité au Moyen-âge1. La vérité est que seuls les bour-
1 Les descendants des bourgeois de Mulhouse anoblis en Autriche, tels que les
Frics et les Franck, n'ont jamais pu être reçus dans certains chapitres nobles, où il
fallait prouver huit ou seize quartiers sans roture. Seuls, ceux des villes de Nurem-
berg et d'Augsbourg étaient dispensés de cette formalité.
— 28 —
geois nobles de Mulhouse, les Dornach, les Ulzach, les
Ferrette, etc., jouissaient d'une semblable prérogative, à
l'exclusion des corps de métier.
Ehrsam n'indique pas d'où il a tiré les armoiries publiées
par lui. C'est regrettable. Toutefois, un heureux hasard nous
a renseigné à cet égard. En effet, nous axons encore connu
l'artiste qui a lait cette partie du travail, et nous l'avons
interrogé a ce sujet, il v a une vingtaine d'années. D'après
ses renseignements, rauteur du Bùrgerbuch a utilisé un cer-
tain nombre de dessins de blasons et des cachets qui exis-
taient encore à cette époque dans les familles. D'un autre
côte, il axait à sa disposition une petite série de plaques
armoriées adaptées aux stalles de l'ancienne église Saint-
Hticnne1. Ces places étaient alors encore héréditaires dans
les familles.
Enfin, il s'est aussi servi de quelques-uns des tableaux
armoriés qui se trouvent aujourd'hui au Musée historique-.
Chose curieuse, Ehrsam ne paraît pas avoir exploité le
tableau des bourgmestres, ou du moins seulement super-
ficiellement. En effet, pour sa propre famille, il n'en a pas
tenu compte, car, au lieu de reproduire les armes des deux
bourgmestres Ehrsam que nous reproduisons planche I, il
lui a donné ce qu'on appelle un blason d'alliance.
Sans nul doute, Ehrsam a dû se laisser induire en erreur
par une plaque d'église provenant de l'un des deux membres
de sa famille avant épousé, au XVIIIe siècle, une demoiselle
Schoen, soit de Jean-Rodolphe Ehrsam, qui avait pour
femme Anna Schoen, ou d'Isaac Ehrsam, qui avait épousé
1 Le Musée historique en détient quelques-unes, ainsi que M. Karl Franck, son
ancien conservateur.
- Celui-ci possède en outre quelques autres tableaux armoriés, des sceaux, des
gaufriers, etc., que nous avons consultés pour la suite de ce chapitre, où nous
rectifions une série de blasons erronés.
—
Marguei ite & h< >en. Les ai mes d i l
menl celles que Pun d eu ■ a ajouta i m blas m.
Le lecteur trouvera plus loin, au chapitre III. la
rubrique Ehrsam, toutes 1 >n
iKiiu ce blason d'alliance el celles qui onl trait au gaufrier
du bourgmestre I Daniel Ehrsam, portant l.i il
que nous reproduisons planche I à titre documentaire. A
lire aussi l'article Schoen, du môme chapitre.
Enfin, pour tous les autres blasons qu'il n'a pas pu trouver
dans les familles, dont beaucoup axaient émigré, ou qui en
axaient perdu le souvenir en [850, il v axait )2 ans que
Mulhouse était devenu français, nombre d'anciens ne
vivaient plus, et deux générations avaient passe la-dessus -,
pour tous les autres doue, Ehrsam a comblé les lacunes
avec les armoiries d'homonymes des villes suisses. Baie,
Berne, Zurich, Saint-Gall, etc., dont les armoriaux venaient
de paraître peu d'années auparavant. Ces publications,
surtout le Baslerisches Bùrger-Buch, publie en 1K19 par le
pasteur Marc Lut/, ont, soit dit en passant, certainement dû
suggérer à notre concitoyen l'idée de son Bùrgerbiwh de
Mulhouse.
En principe, ces emprunts étaient justifies pour les familles
mulhousiennes notoirement d'origine suisse, c'est-à-dire des
villes où il puisait ses dessins, ou encore pour les familles
dont des membres s'y étaient fixés dans le cours des temps.
Mais il fallait en la matière une certaine circonspection qui,
malheureusement, n'a pas toujours été observée.
Dans ces conditions, une révision minutieuse et docu-
mentée du Bùrgerbuch de notre ville s'imposait, pour rendre
hommage à la vérité historique. Cette révision n'a néces-
sairement pu s'étendre à toutes les familles, les moyens de
— 30
contrôle pour certaines d'entre elles faisant défaut. Mais
telle quelle, notre liste de blasons contrôlés par les sources
que nous citons pour chaque cas particulier offrira* crovons-
noilS, quelque utilité et aura de l'intérêt pour les familles
mentionnées. Nous y avons intercalé un certain nombre
d'armoiries qui, quoique authentiques, nécessitaient des
commentaires ou des corrections, ou dont nous avons
trouvé la (orme ancienne sur des sceaux et aux sources
indiquées chaque lois.
A A A A A A + + + + + +
LES blasons DU ■ BURGERBUCH
BXAMEZt CRITIQUE
Voici, pour le lecteui peu familial t< le lai héraldique, I
plication des expressions qu'il comporte : û ui ■ bleu,
= rouge, sable noir, sinoplt vert, carnation couleur
chair, pourpre violet. Un écu coupé veut dire d n deux
parties horizontalement, parti de même verticalement, frai
/<////<•' partagé en biais du haut en I >ii de droit il de
gauche, écarteliy divisé en j compartiments. I I une ;
horizontale qui passe par le milieu de l'écu, le /><// de même
verticalement, la bande et la faim de même dans le sens du tranche
, et du /<////<•'. Le cheftsx le haut, Y abîme le centre, et Va pointe le
de reçu. Enfin, dextre signifie la droite, et senestre la gauche, mais
en sens contraire de l'œil du spectateur. Cela provient de ce que
l'écusson est un bouclier que Ton porte et voit devant soi.
Nota, — Sur nos planches, Bgm. = Bourgmestre, Bgb. = Bùrgerbuch.
Abt. Famille remontant authentiquement au XIVe siècle. Son
blason se trouve sur le tableau de la Jàger-Compagnie,
de 1789 (don d'Ehrsam au Musée historique), pour
Michel Abt, épicier.
Nous n'avons à relever ici que le fait que X Armoria]
d'Alsace, de 1861, qu'Ehrsam n'a donc pas connu, donne
un blason identique à Jean-Baptiste Abbé, conseiller du
1 Nous ne nous occupons ici que du livre de Xicolas Ehrsam, portant ce titre.
Le Livre d'Or de la bourgeoisie de Mulhouse^ publié en 1893, par L. Schoenhaupt,
n'en est qu'une édition française de luxe. On n'y trouve que quelques rares addi-
tions d'armoiries; nous les signalerons à l'occasion. Dans ce dernier livre, il v a
eu plusieurs « enrichissements » de lambrequins, c'est-à-dire qu'un des côtés a reçu
une couleur en plus, suivant les meubles de l'écu, ce qui héraldiquement est défendable.
— 32 -
roi, prévôt et juge de la prévôté royale d'Ensisheim, et
a Georges-Frédéric Abbé, bourgeois de Habsheim. Ils
étaient sans Joute frères, Abbé en allemand Ain. Il
\ a eu de tout temps des Abt à Riedisheim, qu'on dit
issus de ceux de Mulhouse.
Bàumgàrtner. Armoiries inexactes dans le Bûrgerbuch et
aussi dans !e Livre d'Or, qui les a un peu modifiées. Les
véritables se trouvent sur un vitrail du Musée historique,
où figure Antoine Baumgartncr, zunftmestre en 170),
lils de l'auteur de cette lignée qui est venue de Franken-
berg ; (liesse). Elles portent (pi. IV):
D'azur (sans bordure) à neuf arbres, dont trois au premier
plan, de sinople tûtes de brun, dans un jardin entouré d'une
clôture basse en brun. Cimier: un arbre de sinople fûté de
brun. Lambrequins: d'azur et d'or.
Benner. Ce blason figure une fois sur le tableau des bourg-
mestres, deux fois sur un tableau des gardes-vignes
de 1761, une fois sur le tableau des gardes-vignes de
1774, et, enfin, sur la tableau armorié de la Jâgcr-
Cotnpagnie, de 1789 (ces derniers au Musée historique),
qu'Ehrsam a connus et copiés. Toutefois, le bourg-
mestre a sur le cimier un demi-vol d'azur dans lequel
figure la gerbe d'or, que n'ont pas les quatre autres
personnages cités.
Binder. Famille qui ne figure pas, et avec raison, dans le
Bûrgerbuch, car elle n'a été représentée à Mulhouse que
par le prédicateur Othon Binder, au moment de la
Réforme. Le Livre dOr donne son blason d'après X Ar-
moriai d'Alsace, mais nous doutons fort que le réforma-
teur mulhousien ait eu précisément ces armes-là.
•
h I
H3
Ddumâarliier
Bgb. (ïrr^ur)
B
i rr
Di rr
Bgb.fErrèurj
Bloch n
o o
Valentin Qronner
Colmar 1700
Clemann
4#
rSrunner
Colrra^
Birr, El rom dan i l< Bùrgcrlm ; ( tte familh
de ( < ilmai , i >ù elle pai .m déjà .m 1 1 >mm< n *it du
w ir Mo le, i n d( membn .. Elu Bii i
Bâle, mais retoui na plus tard .1 ( 1 >lmai . Son I
de\ int, en 1 66 >. l'auteui de la s< oi< h( mulh< nne
du nom, I >. Mej ei Krau i d< >nne le véritable blason
des Birr, dans son Wappenbuch dci Stadi Basei On
trouve, dans [Armoriai de la ilit d'A\ un
autre membre de cette famille vivant vei T an-
Conrad Birr, marchand en la ville de Colmar, qui a
les mômes armes qu'Elie Birr, de Bâle, se blasonnanl
comme suit ( \ . pi. IV):
De sable à trois fleurs-de-lis d'or. Cimiei : une fleur-de-lis
d'or au milieu d'un vol COUpé Or et sable alternant. /
(juins : de sable et J or.
Les premiers Birr mentionnes dans le Bùrgerbuch sont
en réalite d'une autre famille s'appelant Hune. Pûrr,
éteinte au milieu du XVIIe siècle.
BLECH. Ces armes ont été concédées, en [589, a Léonard
Blech, prévôt de Landser, par l'archiduc Ferdinand
d'Autriche. Auparavant, son cachet (1583) ne montre,
au-dessus de trois coupeaux, qu'un crampon en forme
de X penché en avant et traversé par une barre au
milieu1. La branche de Landser s'étant éteinte, dans
les maies, avant 1645, la branche de Mulhouse, qui
possède encore le susdit Wappenbrief, adopta les mêmes
armoiries. Paul Blech, bourgmestre en 1 7 9 1 , les lit
peindre sur le tableau de l'Hôtel de ville, et Jean-
Jacques Blech-Risler, (1700 — 1786), hôtelier du Sau-
vage, en avait dèià fait de même sur le tableau des
1 Voir: Tableaux généalogiques de la famille Blech, 1390-1898, par Ernest Blech
et Ernest Meininger, Mulhouse, 18
34
gardes-vignes de [735 (Musée). Le rameau dé Bâle
a\ ait lltl autre blason.
Bloch. Famille originaire de Haie, dont Ehrsam donne
le blason d'après le BasJerisches Bùrger-Buchi de Mare
Lut/. Mais Meyer-Kraus lui attribue d'autres armoiries
(v.pl.IV):
D'azur à un bloc cTor sur le milieu de trois coupeaux de
sinople, surmonté de trois étoiles à six rais d'or rangées en
fasce. Cimier: une étoile d'or entre deux proboscides coupées
chacune d'azur et d'or. Lambrequins: d'azur et d'or.
BOERINGER. Le Livre d'Or attribue à cette lignée des armoi-
ries écartelées, dont les compartiments 2 et 3 seuls
présentent Tours rampant de celles du Bùrgerbuch. Nous
ignorons d'où Schoenhaupt les a tirées.
Brunner. 11 v a eu à Mulhouse plusieurs familles de ce nom,
que le Bûrgerbuch manuscrit orthographie Bronner.
Nous ne retiendrons ici que les trois lignées princi-
pales. La plus ancienne est mentionnée dés le milieu
du \vic siècle, la seconde a eu pour auteur Claude
Brunner, de Lausanne, qui tut reçu à la tribu des
Tailleurs en 1393 et laissa trois fils qui poursuivirent
sa lignée. Enfin, une troisième famille se fixa à Mul-
house, en 1628, en la personne de Yalentin Bronner,
forgeur d'épées, de Colmar, né en 1386, qui eut, de sa
femme Eva Socin, trois filles, nées dans cette ville, et
un fils, Martin, né en 1629, à Mulhouse.
Jean-Jacques Brunner, de la lignée de Claude, alla
s'établir à Colmar vers 1687. On lui conserva son
droit de bourgeoisie durant quelques années. Il vivait
encore, à Colmar, en 17 10, où il a fait souche.
V Armoriai d'Alsace donne les blasons d'un Yalentin
—
r,K .mu i , boui '< « -i s de la \ \\h >Imai , ei d'un N .
Br< 'iiiin ministn d( Sainte Mai Min<
Jouir frères, qui p< >rtenl ( \ , pi. I \ I
I ) .lui .1 un ( <•! de < basse d'oi , accon
d( IIH'MH'.
I >aniel Bi unnei , boui d< ( i >lmar, a> ail sui •>< m
cachet, en [715, un blason dil Hausmarke^ que nous
reproduisons. Il était évidemmem d'une autre famille
que les précédents '.
Les armes données par Ehrsam sont celles d
Brunner de Zurich, saui le champ de gueules, qui
chez lui est d'azur. Presque tous les Krunner connus
ont une fontaine dans leur écusson, agrémentée d acces-
soires divers,
Christen. Jacques Christen, garde-vignes en [773, a les
armoiries du Burgerbuch, mais avec le fanion de gueules
et la croix d'argent, tant sur le cimier que dans l'écus-
son.
Clemann, Jean-Michel Clemann, menuisier, figure sur un
tableau de gardes-vignes de 1783 (Musée). Ses armes
ne sont pas celles que donne le Bùrgerbuch. Elles
portent (pi. IV):
De gueules à trois feuilles de trèfle de sinople tigées d'une
pièce de même. 11 n'y a pas de cimier, ni de lambrequins.
Ehrsam n'a pas connu ce tableau. Les Clemann
sont originaires de Neuchâtel (Suisse) et s'appelaient
Clément. Leur auteur, Josué Clément, se fixa à Illzach
au xvnc siècle. Le susdit Jean-Michel s'établit a Mul-
house par suite de son mariage.
1 Aimable communication de M. André Waltz. bibliothécaire de Colmar.
36
l >rnetz. Cette famille nous fournit une preuve intéressante
de ce que nous axons déjà dit au sujet de l'améliora-
tion des armoiries à Mulhouse.
[ean -Nicolas de Cornesse, tisseur de laine, ancien
bourgmestre de Sanct Lamprecht (Palatinat), d'où il
fut chasse a cause de sa religion, lui reçu bourgeois-
manant a Mulhouse en 1624 et bourgeois privilégié
le i | janvier [637. A cette date, il est appelé Hans
Xiclaus Cornet^ Son nom de famille n'était pas
Cornesse ou de Cornesse: il était originaire d'un
endroit ainsi dénommé, de l'évêché de Liège. L'année
suivante, on trouve dans le Contracten-Protoçoll n° 49,
page 273, que le zunftmestre Jehan Nicolas de Cornetz
(sic), donne pleins pouvoirs à Michel Pirant le jeune, à
Cornesse (sic), d'hériter de son patrimoine pour le
compte des enfants de ses deux premières femmes,
ainsi que du père de la seconde, Jean Grandjehan, dé-
cédé audit Cornesse. En 1640, lors de son troisième
mariage, il est de nouveau appelé Johann Xiclaus
Cornetz.
Dorénavant ce nom nouveau resta acquis à ses des-
cendants. Son petit-iils, Wblf-Frédéric, devint zunft-
mestre en 1706. Le Musée possède un vitrail, sur
lequel figurent ses armoiries avec celles de trois autres
fonctionnaires. Elles portent (v. pi. Y):
De pourpre à trois coupeaux de sinople surmontés d'un 4
au pied allongé sur lequel sont groupées les lettres W F C d'or,
la lettre F formée par la traverse du 4, le W placé au pied et
entre les deux le C. Cimier : un buste de jeune homme issant,
habillé parti or et pourpre, col or et argent, tenant dans sa
dextre trois épis d'or. Lambrequins : de pourpre et d'or.
Les épis du cimier sont déjà parlants et font allusion
à Korn = blé, du nom de famille germanisé en
Wo II leb
Cornctz
E r matinéer
SchaÇhou&e
Jean-Henri Frenck
1776
Frédéric £rmondfn^er
1779
André Gluck
1 789
Ermend i n^r
etz
Franck
Bgb( Erreur)
a Gluck
Bg6 (Erreur]
( i )i lui/ ! Loi <|m en 1727 j m( m< \V« >ll
( oj netz de^ inl boi l il 0 am< li<
trop pi imitifs de 1 1 n bla inl
(pi. \ ):
I )'.r g( nt feuille
trois coupeaux d( sinople. Cimier: le jeune honu int,
habillé d'< nt, tortilh nani d<
trois épis d'or. Lambrequins: d'or et d'à
( Vite 1 amélioration 0 est c< >nti 1 les régk ral-
diques, qui défendent Je mettre métal sur métal et
couleurs sur couleurs. Cela forme ; des «inr.es a
enquerre. Le fils Je ce Wolf-Frédéric, appelé Frédéi
devint également bourgmestre, en 1766. II prit le
même blason à enquerre, saut qu'il se contenta Je trois
épis dans l'écu, et qu'aux épis du cimier il ajouta Jeux
feuilles aussi d'or, Ehrsarn donne à cette famille, dans
le Bûrgerbuch, un manteau J'or et d'argent en guise de
lambrequins.
Dietsch. Sur le tableau Jes gardes-vignes de 1780, donné
par Ehrsam au Musée historique, Jean-Henri Dietsch a
les Jeux navettes en argent et non en or. et. sur le
cimier, le buste sans bras est babillé d'argent et non
d'azur.
Dollfus. Ehrsam donne à cette famille un homme Je car-
nation sans bras, habillé d'azur et portant sur la poitrine
la croix d'argent. Dans l'écu, à champ d'azur, au-dessus
Jes trois coupeaux Je sinople, trois étoiles d'argent
i, 2, au milieu une croix également d'argent. Les bourg-
mestres du tableau Je l'Hôtel Je ville, ont. saut le
maire Jean-Henri Dollfus, Je 1821, invariablement les
1 Et non 171 5, comme dit Ehrsam. A cette date, il tut nommé conseiller.
— 38
étoiles d'or et la croix d'argent. De même Jean Dollfus,
sexvir en 17)7, sur un tableau de la tribu des Agricul-
teurs (Musée) et Adam Dollfus, garde-vignes en [774.
L'homme de carnation du Bùrgerbuch est aussi une
erreur d'Ehrsam. Il faut un Maure, qui figure également
chez ces deux derniers.
Ehrsam. Nous axons dit, p. 36, que fauteur du Bùrgerbuch
n'avait pas reproduit dans son livre les armoiries véri-
tables de sa propre famille, qui figurent par deux fois
sur le tableau des bourgmestres de 1642, et qu'il leur
avait substitué un blason d'alliance Ehrsam-Schoen.
Les ligures de la planche I en font foi. De ce que, dans
ce blason d'alliance, il y a une demi-roue de moulin et
non de voiture, signifie tout au plus que l'artiste de la
plaque d'église, ou plutôt celui du Bùrgerbuch ' (qui a
copié celle-ci), a dû faire ce changement. D'ailleurs,
les couleurs du blason Schoen y sont parfaitement
reproduites, tant dans le parti que sur le cimier. Ce der-
nier est même tout à fait celui des Schoen.
En réalité, la famille Ehrsam a droit aux armes de
ses deux bourgmestres, qui portent (pi. I):
D'argent à un buste d'homme habillé d'azur et coiffé d'un
bonnet de fou de même à grelots d'or, issant d'un mont de
trois coupeaux de sinople. Cimier : un demi-vol à sept (ou huit)
plumes alternant d'azur et d'argent. Manteau ou lambrequins :
d'azur et d'argent (le manteau bordé d'or).
Nous reproduisons, sur la même page, les deux
parties du gaufrier du second bourgmestre Daniel
Ehrsam (161 3 — 161 7), de 16 14, date à laquelle il était
1 Dans celui-ci, la demi-roue de L'écu a deux aubes de trop, ce qui, vu leur
position, tendrait à prouver que la plaque d'église portait bien la demi-roue de
voiture et qu'elle a été prise pour une demi-roue de moulin. De plus, l'arbre de
l'écu n'a pas franchement la l'orme du sapin du cimier.
déjà \n\ i sti de l.i pr( mu rem l //
qui \ ligure pr< >u\ e un< f< i [ue I* i ai m<
tuelles de n< >s \ i< Mes familles mulhousit mu . sont
bien I * eu> i ( de Pétri, de i 6 i
Ermi ndini -i iv. El roné. I réd< i i( El m< ndinj trde-
en 1779 ( Musée h p< >rte ( pi \ I
D'azui .t un griffon rampant d'or, lampa
(NotabtMy il n'a pas d'ailes, seulement une queue de lion).
Citniet : un griffon ailé issant d'or. Lambrequins : d'azur et d
Famille de Schaflfhouse, Rappelant Ermatinger, nom
qui, à Mulhouse, s'est transformé en Ermendin^ . Une
branche de notre ville sest transplantée à Genève, au
XVIIIe siècle, puis à Berlin, OÙ elle existe encon i le
nom d'Erman! Les Ermatinger de Schaffhouse por-
taient (pi. V) :
Parti, au i de sable à une marque d'or accostée de d<
étoiles de même, au 2 coupé, en chef d'azur plein, en pointe
de gueules à deux bandes d'argent. Cimier: deux proboscides
coupées de sable et d'or alternant. Lambrequins : de sable et d
Feer. Famille originaire de Schaffhouse. Ehrsam lui donne
les armes des Fehr de Zurich.
Finck. Famille éteinte, originaire de Habsheim, axant
fourni à Mulhouse un bourgmestre, Ottmar Finck
(1572 — 1587}, qui figure sur le tableau de l'Hôtel de
ville. Pétri lui octroya de belles armoiries, mais qui ne
ressemblent en rien au sceau de son fils, Thiébaut Finck.
appliqué sur un document de 1585 des Archives. Ce
dernier présente un blason primitif, portant pi. II :
Deux crampons posés en sautoir et sommés d'un 4 croiseté,
le tout de sable. Au-dessus de l'écusson, les lettres T. F.
10
Les armes du bourgmestre portent (pi. II):
Parti, au i de gueules au lion contourné et lampassé d'or, au
2 coupé d'or et de gueules à la fasce d'argent, chargée de trois
pinsons au naturel. Casque couronné. Cimier: le lion issant
d'or, lampassé de gueules. Lambrequins: de gueules et d'or.
Franck. Erroné, quant à la Bretzel qu'Ehrsam a mis dans
l'écusson de cette lignée. Il l'a trouvée dans le blason
du garde-vignes de 1761 (Musée), Jean Franck, qui
était boulanger et qui a remplacé, dans son écusson, le
monde d'azur cintré et croiseté d'or par un produit de
sa fabrication. Toutefois, le monde d'azur au milieu
d'un vol est conservé sur le cimier. Henri Schmerber,
potier de terre, son voisin de gauche sur le même
tableau, a eu la même idée baroque en mettant un pot
d'or à la place du lion d'or.
Les véritables armoiries de cette famille nous sont
données par le sceau de Jean-Henri Franck, de Mul-
house, qui se maria et s'établit à Colmar en 1776,
sceau appliqué sur sa lettre du 21 avril 1776 au magis-
trat d'ici, demandant le droit de bourgeoisie pour sa
fiancée Salomé Dannreuter, de Colmar. On y voit son
blason (pi. V), qui porte:
De gueules à un monde d'azur cintré et croiseté d'or. Pas
de coupeaux de sinople. Cimier : un vol parti argent sur gueules
alternant, au milieu le monde de Técu. Lambrequins: coupé de
gueules et d'argent alternant.
Ces armes sont du reste confirmées, quant au monde
du champ, sur les lettres d'anoblissement de Jacques
de Franck, cité, en 1771, dans le Bùrgerbuch et qui
résida à Vienne, où Marie-Thérèse le nomma chevalier
de l'Empire, le 17 juillet 1773.
Ses armoiries furent, à cette occasion, améliorées
comme suit (communiqué par M. Karl Franck):
Il
I ). gueules .m mond< /
cimiet \ a d( tout noi : i. h mo
probos< id< s d'aï g< ni
plumes d'auti u< h< azui
d< "in ul< i ; d'oi .
Gluck, Famille originaire de Krautheim, grand-duché de
Bade. Ehrsam lui donne des armes i
j peu prés inusitée à Mulhouse, qui nom rien de
commun avec celles d'André Gluck, figurant sur le
tableau de la Jàger-Compagnie, de 1789 (Musée), et
portant (pi. Y) :
Trois coupeaux de sinople, dont celui du milieu est sommé
de trois feuilles de trèfle, sur une tige. Cimici : un buste
d'homme issant tenant dans sa dextre les trois trèfles de Vi
Ce sont des armes parlantes, le trèfle étant une-
plante à laquelle on attribue la vertu de porter bon-
heur Gluck, en allemand. Dans le jeu de cartes,
le trèfle est synonyme d'argent chez les chiromanciens.
Le tableau en question est un lavis à l'encre de
Chine, et ne donne donc pas les couleurs. Mais le
trèfle est généralement de sinople, et sur champ d'azur.
Les coupeaux sont évidemment aussi de sinople.
L'homme du cimier et les lambrequins doivent alors
héraldiquement être d'argent et de sinople.
Gœtz. Mever-kraus donne pour les Goetz de Bâle le même
blason qu'Ehrsam. Ceux de Mulhouse sont très anciens
et remontent au xvc siècle.
Nous n'avons pu trouver de sceau de cette lignée.
Par contre, le Musée historique possède le gaufrier de
Walther Gœtz, tondeur de draps, portant la date de
1617, qui montre le blason primitif de la famille, ainsi
— 12
que celui de sa seconde femme, Vérène Hartmann
(y. cet article). Il porte (pi. V) :
Un | croiseté, dont le pied allongé et fourchu est posé en
pointe sur un crampon pose en fasce, qui est cantonné de quatre
étoiles à six rais et flanqué des lettres W et (; en abîme. Sur
le cimier, un homme barbu et nu, aux bras étendus en croix.
GuLDENBERGER. Le tableau des cardes-vignes de 1 7 S ^
(Musée) donne Fécusson (sans cimier) de Jean-Henri
Guldenberger, sur lequel (pi. Yl) la fleur-de-lis d'or est
posée en bande et non en pal, comme chez Hbrsam.
Hammer. Erroné. Aux archives municipales existent des
lettres du capitaine-lieutenant mulhousien Pierre
Hammer, du régiment suisse de Bettens, datées de
Phalsbourg vers 1765 et adressées au magistrat de
Mulhouse. Son cachet (pi. VI) porte:
D'argent à un tertre de sinople, sur lequel un homme tient
dans sa dextre un marteau. Cimier : l'homme au marteau îssant.
Les couleurs ne sont pas indiquées.
Hartmann. Cette famille nous livre toute une série de
preuves de l'existence d'armoiries simples avant la créa-
tion du tableau des bourgmestres, parmi lesquelles les
plus typiques nous sont précisément fournies par les
deux premiers bourgmestres: Jean Hartmann (1585 à
1602) et Antoine Hartmann (1607 à 161 3).
Du premier1, nous représentons sur notre planche II
un sceau de 1569, portant:
1 II existe de ce personnage un vitrail de 1585, publié dans les Portraits Muîhou-
siens, qui présente déjà les armoiries Hartmann, telles qu'elles furent établies par
Pétri, en 1642. Ce détail, ainsi que certaines particularités du paysage et notamment
l'inscription du bas v'dont l'orthographe n'est pas de l'époque), où le nom de la
femme manque, ne nous offrent pas assez de garantie indiscutable d'authenticité
pour que nous en fassions état.
I
el hug -
Colmar1700
Guldenber^er
B*b.
Hei Imgnn
B£b.
Mar lemn
Coiman700
Pierre Hammer
Cap't3ine,f765.
Michel Hirn
1604
PFSS
Pa u l d e Pa u I Hu^ue
17Ô6
Hammer
Bgb.fErnsur.
Hi rn
>. (Erreur )
H u £_u e n i n
.( trreur
*W
13
lu | ii« >is< t( dont U \
i ou< hé en point 1 1 1 1.
( I [ans I [ai tmann ). Ni < imici , ni lambn
I ,es .11 mes du nd ohl ulpl >ur une |
datée de 1 6o< >, jadis « n< astr< i dans un bâtiment de
l'ordre Teutonique, i Lie ( ruillaum< 1 1 II. maintenant au
Musée lapidaire Saim h an, i i p< >rtenl :
Un \ croiseié, dont le pied, c i
en barre raccourcie .1 dextre et en pal
termine en crampon. Ni cimier, ni lambrequins.
A cette date, Antoine Hartmann était surveillant-
adjoint des travaux publics. Il avait une fille, Véréne,
qui, en 1617, était mariée à Walther Goetz, conseiller.
Le Musée possède de ce couple un gaufrier (pi. II),
sur lequel les armes de la femme ont déjà la fleur-de-
lis dans l'écusson et sur le cimier.
Cependant, les armes primitives ne sont pas encore
abandonnées en [642. Sur notre planche XIV figurent
deux neveux du second bourgmestre. Le premier
Antoine Hartmann, tanneur, alors conseiller de la
tribu des Agriculteurs, qui a conserve le 4 croiseté,
mais terminé en crochet et placé en sautoir avec un
crampon; ce sautoir est chargé d'un peloir. Son frère,
Nicolas Hartmann, sexvir de ladite tribu, a le même
sautoir, mais chargé de la fleur-de-lis.
Nous donnons le blasonnement exact des deux,
dans la note de la page 88. On y verra que le vitrail
en question a été fait avant que ne tut termine le
tableau des bourgmestres, qui, lui, contient le blason
définitivement adopté par la famille et applique rétro-
spectivement aux deux bourgmestres depuis longtemps
décédés ; il porte (pi. II) :
D'azur à une fleur-de-lis d'or, chappé-ployé de gueules. Cimier:
sur un casque d'or, un demi-vol d'azur à six plumes alterna-
Il
tivement d'azur et d'or. Le premier .1 un manteau d'azur,
doublé d'or, le second des lambrequins d'azur ei d'or.
Ehrsam donne ainsi ce blason, niais il ajoute du
gueules aux lambrequins pour une raison que nous
ignorons, car celle couleur fait encore défaut à ceux du
gardé-vignes Antoine Hartmann de 1761.
Heilmann. Le blason du bourgmestre Nicolas Heilmann
( [753 — 1736) est le même que celui de son frère Jean,
garde-vignes en [735 (Musée). Mais un autre membre
de cette famille, le trésorier Nicolas Heilmann
(■[* 1736 h avait d'autres armes sur son cachet apposé
au bas du contrat de mariage de Mathieu Miëg et
d'Elisabeth Reber, du 4 octobre 1747 (Musée), et qui
présentent un cœur brochant sur deux flèches posées
en sautoir, tant sur Vécu que sur le cimier. Il est pos-
sible que ce soient là encore les armoiries primitives de
la famille (pi. VI).
Hirn. Famille plus ancienne que ne le dit Ehrsam. Michel
Hirn, meunier, originaire de Binnielen (?), Wurtem-
berg, acquit, le 9 janvier 1561, le moulin appelé
Walhenmùhle. Il mourut avant 1566. Son fils, de même
nom, fut impliqué dans l'affaire des Fininger et quitta
la ville avec d'autres conjurés. Il avait acquis le moulin
dit de Baie. Aux Archives se trouve une lettre qu'il
écrivit, le 6 octobre 1604, au magistrat de Mulhouse,
et qui porte son cachet armorié (pi. VI), soit :
Parti, au I, à une demi-roue de moulin issant de la partition,
au 2, à la crosse de Râle.
Ce sont des armes parlantes, rappelant son métier
et le nom du moulin en question.
Une pierre armoriée d'Abraham Hirn, également
meunier du moulin de Baie, et de sa femme Anne
1 5
Ei né de [642, coi tu M îaim I
les mém< s m< ubl< s mai i h • partitif n \ int<
l (ne plaque d'< proj 1 M. Karl 1
d< >n 1 u l.i ni' nu |m isiti( »n que 1 m an Mi< hcl, d |.
Le Hùrgcrhuch n'esl d( >n< \ l pour les arn
de cette famille. I e / ivre d'i h les .1 rectil
I liKiii. Famille originaire du canton de B< 1 tm lui
donne le blason des I lirth de Zurich.
IIoiik. Famille très ancienne à Mulhouse, qui s'appelait
Imlx)ff jusque vers la fin du \i\ siècle. Constatons, en
passant, que Pétri, dans son catalogue des bon:
mestres, ne mentionne pas Wcrlin Imliofl, qui a occupé
cette charge en [462, ainsi que l'indique le registre de
la taille de cette année.
Il existe au Musée un dessin à la plume d'un vitrail
de 1599, dû à Josse Murer, de Zurich, sur lequel
figurent trois armoiries : Simon-André Grynaeus, con-
seiller, Nicolas I lofer, économe de l'hospice, et Gaspard
Burckhardt, économe de l'hôpital. Celles de Nicolas
Hofer, qui devint bourgmestre en 1626, n'y sont pas
celles que lui attribue, en 1642, Pétri, son successeur
direct dans cette charge, en 1633. Ce sont encore les
anciennes, dans leur forme primitive, portant (pi. 11) :
Trois coupeaux de sinople, celui du milieu sommé d'un
4 contourné et croiseté de sable. Cimier : un buste d'homme
Lssant, habillé d'or et de sable, au bonnet albanais d'or retroi.
de sable, tenant dans chaque main des roses de gueules tig
et feuillées de sinople. Lambrequins : de sable et d'or.
Le nouveau blason de Nicolas Hofer est :
Parti d'argent et de gueules, à un homme d'armes revêtu de
son armure et coiffé d'un heaume, ayant un manteau de gueules
jeté sur l'épaule dextre et dans la main dextre une massue d'or.
16 —
Cimier: l'homme d'armes de l'écu issant. Lambrequins: de
gueules et d'argent.
Les bourgmestres postérieurs ont modifie quelque
peu ce blason, notamment en enlevant l'armure à
l'homme d'armes, en supprimant la partition, etc. 11
serait trop long de blasonner ici chacun isolément.
Ehrsam a reproduit une de ces modifications erronées.
Le Livre d'Or les donne exactement.
HuBER. Il y a eu deux familles de ce nom à Mulhouse. La
plus ancienne remonte au début du XVIe siècle, l'autre
a pour auteur Jacques Huber, du canton de Zurich,
admis à la résidence en 1709. Cette dernière lignée n'a
jamais eu la bourgeoisie privilégiée, qui n'a d'ailleurs
plus été octroyée à personne au xvnie siècle. Ehrsam
a donc noté ses membres à tort dans son Tfàrgerbucb,
car ils n'étaient que bourgeois-manants.
Deux membres de l'ancienne souche figurent sur des
tableaux de gardes-vignes du Musée, Jacques Huber
en 1773, Jean-Michel Huber, relieur, en 1779. L'écusson
des deux est à champ d'argent et non d'azur comme
l'indique le Dûrgerbuch. Ils ont aussi les lambrequins
de gueules et d'argent et non de gueules et d'or. En
outre, l'homme issant sur le cimier du premier est
habillé d'or et celui du second est habillé de gueules
avec un gilet entre-ouvert d'argent.
Hubner. Le Hùrgerbuch donne ce blason conforme à celui
du garde-vignes Jean-Georges Hùbner,de 1774 (Musée).
A titre de curiosité, nous relevons que Rietstap, dans
son Armoria] général, attribue un blason identique aux
Hubner de Rothenburg en Bavière, iixec cette seule
différence qu'ils ont, au lieu d'un corbeau de sable, une
grue au naturel.
Ih gi i nin, \< ois ign< »i« ms d < »û I auteur du B
tiré ^ e blas< >n, qui n< ois parait I I ur un
tableau des zunftnv strea e\ la tribu d
Vgi k ulteui s ( Mus< i I figun l< i ir Paul d< Paul
I [uguenin, a> e< la date du 19 avril 1 ; 86, qui ;
.11 nu / pi imiti\ es sun ant< s ( pi. \ I )
l ) .i/ui .1 un j .1 double ti '
crampon posé en pal, le pied du quatre all< i.ms le
milieu de trois coupeaux de sinople, et accomj
P P 1 1, le tout d'oi , le sec >nd P formai 1
le pied allon I imiet : les et lettres de l'écu, aussi d
Lambrequins : d'azur et d'or.
La famille Huguenin était originaire de Sainte-
Marie-aux-Mines, d'où elle s'est fixée en partie a Col-
mar, en partie à Mulhouse (en [657), en la personne
de deux frères et de leurs fils. La branche colmarienne,
issue de Daniel, existait encore au x\iiil siècle. On
trouve dans X Armoriai d'Alsace, donc vers [700 :
1. Daniel Huguenin, marchand-bourgeois de Colmar, qui
avait pour blason (pi. VI) :
D'or à un quatre de chiffre, le pied fiche dans un cœur vide
enfermant les deux lettres D et H en chef et une étoile en
pointe, le tout de sable.
2. Mathieu Huguenin, marchand-drapier à Colmar:
D'argent à trois pals, celui du milieu de gueules, les deux
autres d'azur.
Jelensperger. Le tableau de la Jâger-Compagnie, de 17
au Musée, mentionne Jean et Michel Jelensperger. Leur
blason porte bien un lion sur le cimier, mais l'écu ne
l'a certainement pas. L'objet qui y figure est malheu-
reusement indéchiffrable chez les deux.
18 -
Junghàen. Jean Junghaen, fabricant, et capitaine de la Juger-
Compagnie, de [789 (Musée), a bien le blason donné
par le Bùrgerbuch, quant à l'écusson. Mais le cimier n'a
pas les plumes qui s'y trouvent II faut le coq, avec la
patte dextre levée, et les trois coupeaux (pi. VII).
Kiiimaw. Sur un acte de décès, du 17 août 1772, con-
servé aux Archives (Militaria), figure le cachet armorié
du pasteur Mathias Kielmann, qui présente bien la
fleur-de-lis donnée par Ehrsam, mais accompagnée en
chef de deux étoiles à six rais, et, sur le cimier, la fleur-
de-lis entre deux proboscides (pi. VII).
Koechlin. Famille originaire de Hottingen, aujourd'hui un
faubourg de Zurich, dont l'auteur est Hartmann
Koechlin, tonnelier, venu en 1596 à Mulhouse et reçu
bourgeois privilégié en 1604. Ses parents étaient Diet-
helm Koechlin et AnnaMerger (Missiven-Protocoll, 19,
p. 118). Cette dernière mourut en 161 1. Son frère,
Jean Merger, était tonnelier à Mulhouse. Ces détails
d'ascendance sont encore inédits.
Ehrsam donne le blason des Koechlin de Zurich, qui
ligure ainsi, du reste, plusieurs fois sur le tableau des
maires à l'Hôtel de ville de Mulhouse. En réalité, au
lieu du champ d'or, il devrait y avoir un champ de
gueules, ainsi qu'il appert de trois écussons, de dates
diverses, conservés au Musée historique et aux Archives.
1. Hartmann Koechlin, garde-vignes en 1735, avait
les armes suivantes (pi. VII) :
De gueules à un raisin d'or à deux feuilles de sinople (pas
de serpette). Cimier : un raisin d'or à deux feuilles de sinople.
Lambrequins : de gueules et d'or.
« laan Junghaan
Jun£hae»n
B$b. (Erreur J
•
Mathias Kielmann
pasteur 1772.
Samuel Koechlin
«9
K O <? n » 4
Ki'elmsnn
o^o( Erreur]
Jean-Michel Laeder/ch
etJean Laederich
1783.
i. Jcan-G Koti blin, i i w tait iue
d'égli
I )( 'm ul( s .1 un raisin de poui ;
Citniei : un jeune homm
•ih ul< i col d'oi , tenant da
le bi .1 .i|>|mi\ < mu la li / ami
et d\ H .
j, Enfin, dans une < « >pie, de i ; i<v de la chu unique
de Fûrstenberger, conservée au> Archives et ayant
appartenu à Samuel Koechlin, un des fondateurs de
l'industrie des toiles peintes à Mulhouse, celui-ci a fait
peindre ses armes en tête du \i\ re, qui portent pi. VII ;
Dans un écusson rond (médaillon), bordé d'azur, sur champ
de gueules un raisin de pourpre (sans serpette) a une tige et
deux feuilles de sinople (sans serpette). Cimier: sur un tortil
d'or, un Maure habille de gueules, col d'argent, ceinture d'or a
bouts Bottants de même a senestre, tenant dans sa dextre le
raisin de l'écu. Lambrequins: de gueules et d'or.
Tous les Koechlin actuels descendent de ce Samuel.
Koenig. Michel Koenig figure parmi la Jâger-Compagnie, de
1789 (Musée). Son blason porte bien la couronne, mais
sans le 4 retourné d'Ehrsam. Par contre, il a trois cou-
peaux, que ce dernier a négligés. Sur le cimier, il n'y a
que la couronne, sans le quatre (pi. YII .
Kohler. Sur le même tableau, Abraham Kohler a bien.
dans son blason, Pécureuil sur trois coupeaux et le
chappé-ployé, mais l'homme issant du cimier y porte
un bonnet albanais, qu'Ehrsam a omis.
Larderich. Ehrsam a reproduit ce blason d'après un dessin.
datant de la seconde moitié du xvme siècle et qui était
en possession de M. Laederich-Schmalzer. Ce dessin
est encore entre les mains Je son pctit-hls, M. Jcan-
[acques Laederich, notre collègue du Musée historique,
qui possède aussi une copie du même dessin, sur la-
quelle on lit une annotation de la main de M. Laederich-
Schmalzer: « Ce blason a été copié, le (S juillet 1828,
du mien, par un artiste-peintre nomme Laederich, qui
est issu d'une famille d'ici et qui demeure à Paris, lors
de son passage à Mulhouse ».
Aucun de ces deux dessins n'a de cimier, ni de
lambrequins.
Le Musée historique possède, de son côté, un tableau
des gardes-vignes de 1 783, don du même M. Laederich-
Schmalzer, qui, sur six médaillons, donne le blason de
deux Laederich, Jean-Michel et Jean Laederich, ses
père et oncle, qui porte (pi. Vil) :
D'argent à un cerf naturel contourné et rampant, la tête
tournée à dextre.
Malheureusement, le cimier et les lambrequins font
aussi défaut, mais il est aisé de les reconstituer. A n'en
pas douter, le cerf est issant sur le cimier, et les lambre-
quins doivent être d'argent et de gueules (cette dernière
couleur étant de la gamme du brun).
Comment expliquer la présence de deux armoiries si
différentes pour une même famille ? A notre avis,
le blason du tableau des gardes-vignes est plus officiel
que L'autre et a donc le plus de chances d'authenticité.
M.J.-J. Laederich possède encore un troisième dessin,
également ancien, reproduisant les armoiries d'une
famille Laederich de la Silésie. Elles sont :
Ecartelé, aux i et 4 de gueules à la bande d'argent, aux 2 et
3 de sable à un lion rampant d'or tenant dans sa patte dextre
un marteau d'or. Cimier: un vol superposé de gueules chargé
de la bande d'argent. Lambrequins : de sable et d'or.
Jean Landf.mann
B$m 1583 15A5
Landsrnann
B<Sb( Erreur )
Lehr
sceau de 1750
Bs
Lehr
b.( Erreur)
Loescher
Bgb ^Erreur'
A.Th.-G. Maeder
pasteur 1797
Maeder
B>£b./ Erreur'
Jean -Mann Mansbendel
1783
Mansbendel
Bjb
Mart? H
1680
Meierdit2jm Hirtien
I ,ambi r i . I ) »n titre m .m dos
>nsei i « .m \ln
très abîmé une « t< >ih i n c lief, dans I « n.
Landsmann. Le blason du Bùrgerlwcb n'esl |
celui du bourgiiK tre fean I andsmann d
en i 185, qui est le v rai. ( elui ci p< >rtt ( pi \ ' 1 1 1 >
I ) .1 il. >is trèfl 1 •
Cimiei : un buste de lansquenet illé
de gueules, les manches d'or, tenant dans sa main un
d'or, Lambrequins : d'azur et d'or,
Ehrsam a pris, sur le tableau des gardes-vignes de
177} (Musée), les armoiries de Pierre Lmdsmann. qui
ont la forme publiée par lui.
Lehr. Armoiries erronées. Le Livre d'Or les a rectifiées
sur la demande de la famille, dont les deux branches
encore existantes en France et en Suisse possèdent un
cachet armorié authentique du XVIIIe siècle1. Les ar-
moiries véritables portent (pi, VIII):
Coupé, au 1 d'or à une aigle éployée de sable, au 2 d'azur
à une bande d'argent. Cimier: l'aigle de l'écu. Lambrequins'.
d'or et d'azur.
Loescher, Erroné. Aux Archives sont conservées plusieurs
lettres, datées de 1659 à 1674, de Wolfgang-Frédéric
Loescher, capitaine de la compagnie de Mulhouse au
régiment suisse de Stoppa, avec son sceau armorie en
deux grandeurs différentes, qui porte (pi. VIII):
De sable à une rose de gueules à cœur d'or, surmontée d'une
couronne d'or. Cimier : un vol d'argent avec la rose sur chaque
aile. Lambrequins: de sable et d'argent.
Le blason se trouve aussi, avec les couleurs, dans le
Obligeante communication de M. le professeur Ernest Lehr. de Lausanne.
— 52
supplément manuscrit du vieux Siebmacher, publié dans
le tome VI des Bùrgerliche Wappenbùcher du même, édi-
tion en cours. Les Lœscher étaient originaires, non de
la Suisse, comme le dit Ehrsam, mais de Nuremberg.
MAEDER. Erroné. Sur une lettre de 1797, conservée aux
Archives, du pasteur Abel-Théodore-Guillautne Maeder,
le sceau porte (pi. VIII) :
De gueules à quatre muguets arraches d'argent, tiges et
feuilles de sinople, avec une faux d'argent sans manche posée
en fasce sur le tout, la tranche tournée vers le chef. Cimier:
un homme issant, habillé de gueules, coiffé d'un bonnet albanais,
tenant des deux mains une faux emmanchée d'argent. Lambre-
quins : de gueules et d'argent.
Jonas Maeder, tondeur de draps, du tableau de la
Jâger-Compagnie, de 1789 (Musée), a le même blason
que le pasteur, mais sur le cimier on voit une tondeuse
rappelant sa profession.
Mansbendel. Le tableau des gardes-vignes de 1783 donne
pour Jean-Henri Mansbendel la variante suivante
(pi. VIII), sans doute la vraie :
Parti, au 1 d'argent à cinq fasces fuselées de sable, la pre-
mière et la dernière fasce de quatre fuseaux, les trois autres
de cinq, au 2, coupé de trois pièces, celle du chef d'or à la
patte d'ours issante du coupé de sable, celle du milieu de
gueules à la patte d'ours également issante de sable, celle de la
pointe d'or à la patte d'ours aussi issante de sable.
Pas de cimier, ni de lambrequins.
Mantz. Le cachet de Jacques Mantz, de Copenhague, a le
même blason que le Bùrgerbuch, mais sur le cimier un
homme issant. Lettre du 14 juillet 1768, aux Archives.
Cette famille est originaire de Zurich ; l'armoriai
de cette ville donne les mêmes armoiries, sauf le
v hamp du p< >iss< >n qui i A d azui au lieu d
Elles ont aussi l'homm ani d'un ironnt
le ( imiei , ( « >iff< d lui i« util à quatre plumes d auti
l (ne auti e famille Mantz, ant( i i< lu « à la .
.1 i ésidé .1 Mulh< luse pendant d( u k « iu tr< >i
Elle avait pour auteui fean fa< qu< s Mant2 ' rt-
halen, prés d'Andelfingen Sui I u b< i is-
manant en 16] \ ^< m blas< >n | pi. VIII é sur
un gobelet de la tribu des Tailleurs, de 1 1
trouve .m Musée, et n'a aucun rapport avec celui de
la souche de Zurich.
Meyer, Le Livre d'Or donne aussi les armoiries des Meier
dit ;///// /////y//, qui manquent dans le Bûrgerbuch.
Une branche de cette famille bâloise est, en effet, venue
s'établir à Mulhouse, connue les Meyer ///// Pjtil, de
la même ville. Les premiers portent (pi. VIII):
D'or à trois coupeaux de gueules sommés d'un arbre de
sinople fûté de brun. Cimier: l'arbre de l'écu avec les coupeaux.
Lambrequins: de gueules et d'or.
Une troisième famille, sorthographiant Mayr, est
venue d'Augsbourg. Son blason est dans le Bûrgerbuch.
Motsch. Daniel Motsch, valet de ville en 1615, appose
son cachet sur un document conservé aux Archives.
Il diffère essentiellement du blason du Bùrgerbuch,
adopté postérieurement par la famille, après 1642. Le
sceau en question porte (pi. IX):
Trois glands tiges et feuilles sortant chacun d'un des trois
coupeaux de la pointe. Brochant sur le tout, un gant à quatre
doigts. En chef, les initiales D. M. Couleurs inconnu.
Mùller. Plusieurs familles d'origines diverses, qui ont dû
avoir des armoiries différentes. Nous avons donne.
— 54
sur la planche [, les armes du bourgmestre Hcnsclin
Mullcr, de i J98. Nous reproduisons, sur la planche IX,
le sceau de maître Jean Mullcr, de Mulhouse, de 1574,
qui porte :
Une demi-roue de moulin couchée en pointe, de laquelle
s'élève un triangle vidé sommé d'une étoile à six rais, lui
exergue: IIANS MVLLER (reste illisible). Pas de cimier,
ni de couleurs.
Sur un gobelet de la tribu des Tailleurs, André
Mùller, reçu membre le 19 octobre 1673, a la même
demi-roue de moulin (pi. IX), mais elle est sur-
montée d'une paire de ciseaux, accessoire de fantaisie
professionnelle que présentent à peu prés tous les autres
membres de la tribu représentés sur ledit gobelet.
Oberlix. Henri Oberlin, cuvetier, figure sur le tableau de
là Jâger-Compagnie, de 1789 (Musée), mais son blason
est difficile à déchiffrer, notamment dans Pécu, qui
semble porter un cuveau ou un tonneau. Sur le cimier,
un marteau et deux objets impossibles à reconnaître.
Ehrsam a d'autres armes pour cette famille.
Pfirter. Famille éteinte au commencement du xvne siècle,
qui a donné deux bourgmestres à la ville de Mulhouse.
Nous ne nous occuperons ici que de Roman Pfirter
(1567 — 1572), qui nous offre un double cas curieux.
Il y a d'abord le fait que nous avons trouvé de ce per-
sonnage deux différents sceaux aux Archives, l'un de
1 542, l'autre de 1363 (pi. III). La forme du premier est
celle que Pétri a adoptée pour le tableau des bourg-
mestres. La seconde forme présente une feuille de
tilleul tigée et feuillée de deux pièces.
Le sceau de 1542 adopté par Pétri n'a, ainsi qu'on
le verra sur notre reproduction, ni cimier, ni lambre-
Daniel MoLscb
1619
Jean Mii lier
15^4
Conrad Rack
1773
A nd re Mûller
1680
Jacques Romann
1789.
David Schickler
1779.
Rack
&gb(£Vr,îur ■
Romann
Bgb.( Erreur)
Schickler
B|b.
quins, ^< imme t< >u . les blas< >n b< >u
des \i\ el -. si< 1 1* s, Il lui en .1 oci it en
n ansfoi m. nu très m- 1 m< ni I
tilleul, de s< >rte qu< iu le suivant :
I h gu< uli .1 une feuille de tilleul
oix d'argent, ( Umiei : un
habillé de gueules et d'argent, u nani dans cha
feuilles sui une tige, le toui de sinople. Lambrequins \ de
gueules et d'argent.
\{ \i k. I ,e blason de cette famille est, a imme ensemble, bien
donné par le Hùrgerbuch, mais il y manque toutefois les
trois coupeaux de sinople de la pointe, don s'élève une
plante à onze feuilles de sinople sur les champs il argent
et couverte par un des compartiments de gueules for-
mant ainsi broché sur elle. En outre, l'oiseau du cimier
est d'argent, becqué et membre d'or pL IX),
Notre variante figure ainsi sur les armoiries de
Conrad Rack, garde- vignes en 1773 (Musée).
Romann. Sur le tableau de la Jàger-Conipagnie, de 1 j
(Musée), Jacques Romann n'a pas les mêmes arn
que celles du Bùrgerbuch. Elles ont dans le champ une
serpette posée en pal, qui, sur le cimier, est couchée en
fasce sur deux objets indéchiffrables posées l'un en pal,
l'autre en barre. A noter que Jacques Romann était
maréchal-ferrant; il ne saurait donc être question
d'armes parlantes, la serpette Rappliquant aux vigne-
rons (pi. IX).
Roppolt. Famille éteinte au xvnc siècle, qui a fourni un
bourgmestre à la ville, Louis Roppolt (15 14 — 1529).
Pétri lui a attribué les armes suivantes (pi. III) :
De sable à une croix se terminant en pointe par un crochet,
le tout d'or. Cimier : un buste d'homme issant de carnation,
56
habillé de gueules et d'argent, tenant dans sa dextre le meuble
de l'écu et de la senestre soutenant un manteau de gueules
double de sable, formant lambrequins.
Son arriére-petit-fils, François Roppolt, applique sur
une lettre de [590 (Archives) sou sceau (pi, III), qui
montre un blason tout autre :
Un peloir pose en fasce surmonté d'une croix de sable, en
pointe trois eonpeanx. Au-dessus de l'écusson, les lettres F. K.
Ni cimier, ni lambrequins.
de Rosen. Schoenhaupt dans son Livre d'Or> donne les
armes exactes de cette famille noble, qui avait le droit
de bourgeoisie honoraire à Mulhouse. Celles d'Ehrsam
ont les couleurs interverties.
Schickler. Famille originaire de Bâle. Sur une quittance de
David Schickler, résidant à Berlin, de 1779, il y a son
cachet qui porte (pi. IX):
D'argent au chevron de sable, accompagné de trois molettes
d'or, 2 et 1. Cimier: un buste d'homme issant, sans bras, vêtu
de sable, col de gueules, coiffé d'un bonnet de fou de gueules
à grelots d'or. Lambrequins : de sable et d'argent.
Les Schickler de Berlin obtinrent le titre de baron,
le 2 mai 1870; leurs armes sont :
D'azur au lion d'argent, armé, lampassé et couronné d'or,
tenant dans ses pattes une roue de moulin d'or. Cimier: sur un
casque couronné, une queue de paon au naturel. Lambrequins:
d'argent et d'azur.
Schlumberger (branche aînée). Famille originaire de Setz-
ingen, près d'Ulm, où des documents authentiques la
mentionnent dès 141 8. Vers le milieu du xvie siècle,
plusieurs membres de cette lignée se sont fixés à Mul-
house, mais deux branches seulement ont poursuivi
leur descendance, jusqu'à nos jours.
( elle qui parait être I aîn< e, remoi l
S, IiIiiiiiIm I.iiiih m , ne .1 Si 1/
Mulhou \( en i j \ >. année où il lut reçu à la tribu
Bou( lui •. I ins( i ipti( »n \ n lati\ i nu nti( >nne qu'il |
un se hilling poui la peinture de « i ai nu s sur le tabl<
de la n iImi. Il inouï ni en 1557. I ton i un d( - ument
traitant de sa succession, il 1 st question d'un bahut
lequel étaient sculptt du défunt et de
femme, ( Catherine Eck.
Son fils unique, [ean Ulric, lui bourgmestre de [620
à 1 6 ](i. ( )n conserve de lui, dans la famille, un gaufrier
à ses armes ci ;i celles Je sa femme, Rosine Biegeisen,
daté de 1 608.
Au Musée Saint-Jean existe la pierre tombale du lîls
de ce dernier, s'appelant aussi Jean-LIrie, mort en H
sur laquelle se trouvent également son blason et celui
de sa femme, Anna Bûrlin.
Ces trois Schlumberger étaient tanneurs de leur pro-
fession. Les armoiries du gaufrier et de la pierre tom-
bale (pi. X) v font allusion et se blasonncnt ainsi:
En pointe trois coupeaux surmontés de trois étoiles a six
rais, placées i et 2, au-dessus desquelles est posé un peloir
sommé d'une croix. Cimier : un lion issant.
La croix tait peut-être allusion au tait que plusieurs
ancêtres directs des intéresses occupaient la charge de
bailli de Tordre Teutonique à Setzingen.
Pétri, en créant son tableau des bourgmestres, a
supprimé, avec raison, le peloir comme accessoire indi-
viduel. Le blason ainsi modifié, devenu officiel pour
descendants, est le suivant :
D'azur à trois étoiles à six rais d'or, i et 2, accompagnées
en chef d'une croisette de même (et en pointe d'un mont de
trois coupeaux?). Cimier: un lion à queue fourchue issant d'or,
armé et lampassé de gueules. Lambrequins : d'azur et d'or.
58
Les coupeaux de sinople ne sont pas visibles, mais
la place vide, en pointe, permet de supposer qu'ils y
étaient. Les deux rangées d'armoiries du bas ont
soulier! par suite de l'habitude des conseillers en séance,
au \iv siècle, d'appuyer leur tête contre le tableau.
Ehrsam, dans le Bùrgerbttch, donne mal les armes de
cette branche, sans doute parce qu'il les a vues ainsi
sur le tableau des gardes-vignes, de [780, peint par
[ean-Ulric Schmerber, sellier.
lui présence du lait, répété et accentue encore parle
Livre d'Or, de cette différence avec les armoiries du
tableau des bourgmestres et la pierre tombale, M. Ca-
mille Schlumberger, de Ribeauvillé, notre collègue du
Musée, a réuni les membres de sa famille intéressés à
la question, pour fixer la forme définitive à l'aide de
documents authentiques. Voici un résumé du procés-
verbal de cette réunion, que notre collègue a eu la gra-
cieuseté de nous communiquer:
Réunion </// j mars 1 <j 1 1 . Avaient été convoqués tous les
porteurs du nom, descendants du bourgmestre Jean-Ulric
Schlumberger; quatorze étaient présents.
Après avoir pris connaissance des différents documents qui
leur furent soumis, soit :
i° Un vitrail daté de Tan 1 5 50 (appartenant à M. Ed. -Albert
Schlumberger), dont cependant il n'est pas sûr que les armoiries
soient contemporaines des autres motifs qui y figurent.
2° Un gaufrier, daté de Tannée 1608, portant les armoiries
Schlumberger sur Tune des faces, avec la légende : « Hans
Ulrich Schlumberger, Burgcr zuo Mulhausen », et de l'autre
côté, les armoiries de la famille Hiegeisen, avec la légende :
(( Rosina Biegiserin, sein Ehelich Hausfrauw».
30 Une reproduction photographique de Tarmoirie peinte en
1642 au tableau des bourgmestres de l'Hôtel de ville de Mul-
house.
40 La reproduction photographique de la pierre tombale de
J.-Ulr. Schlumberger, fils du bourgmestre, mort en 1661.
51 i •
'.v
>.
Spprf g^Kj
JeaniMric Bchluiflb<
I60ê.
Rosine Bieée^en
Jean Ul
■*3Ô. *
Jean-Ulric Schlurnber^er
1661
Schlumber|er
hentique)
Anne Burlin
166-1
Jean Schlum bercer
branche cadette
i<503.
bit
Schlum berger
Rakisbonne .
SchL
b r 3 n r
Schiumberger
M umcH !ôî5.
, 1 ii tableau d
.m \1m a lu '« .1 iqu( d< Mulhou
l h tableau d
.m Mu h ( histoi ique d< Mulhou
l m. d'un ca< hef de l'ai
appai tenu .i |. ( < »i 1 1 .ni s, liliin M. K
I ranc k, an< ien cor a m du M
Et après a> oii pi is ^< tnnaissance d<
l>. n des membres abs me lettre dans laquelle
M. Daniel Schlumbergei dit ouvenir que
possédait un cachet sur lequel figuraient armoiries de la
famille, dans leur foi me ancienne.
Après examen de toutes ces pu >n, il a
été décidé à l'unanimité que le tableau des I de
l'Hôtel de ville devait être considéré comme le document le plus
authentique auquel on puisse- se reporter, et que d'autres docu-
ments postérieurs, et d'usage familier, venant le confirmer
encore il y avait lieu d'adopter pour les armoiries de la
famille la tonne suivante :
o D'azur à trois étoiles d'or, de six rais, posées I e-
accompagnées en chel dune croisette de même, et en
«pointe d'un mont de trois coupeaux aussi d'or. Comme
n cimier un lion à double queue, d'or, armé et lampassé de
« gueules ; les lambrequins d'azur et d'or. »
En ce qui concerne tenue autre pièce, telles que couteau de
tanneur, initiales, qui figurent sur l'un ou l'autre document,
celles-ci sont à considérer comme des emblèmes personnels, dus
à la fantaisie de l'un ou l'autre porteur du blason, et n'entrent
pas en ligne de compte.
En ce qui concerne les coupeaux: ceux-ci, à vrai dire, ne
sont nullement visibles sur la peinture du tableau des bourg-
mestres; mais un examen attentif de la reproduction photogra-
phique révèle dans le bas de l'ecu une légère différence de
nuance, invisible sur l'original; et les étoiles étant placée
haut semblent bien faire place à un accessoire avant figuré
primitivement en pointe de l'écu. Etant donné que tous les
autres documents montrent des coupeaux, il a été décidé que
ceux-ci seraient compris définitivement parmi les pièces du blason.
1,(1
Un rameau de la branche aînée de la famille Schlum-
berger a été anobli, en [895, par Pempereur d'Alle-
magne, en la personne de feu M. Jean Schlumberger,
manufacturier à Guebwiller, ancien conseiller d'Etat et
président du Landesausschuss, et de sa descendance
masculine. A celte occasion, les armoiries du Livre
d'Or lurent confirmées à ce rameau; elles portent:
D'azur à trois étoiles à six rais d'or, i et 2, et une croisette
d'argent placée entre les deux étoiles inférieures et au-dessus
d'un mont de trois COU peaux d'or. Casque de tournoi couronné.
Cimier** un lion d'or lampassé de gueules issant. Lambrequins*.
d'azur et d'or, et d'azur et d'argent.
De Setzingen, les Schlumberger se sont répandus
de bonne heure dans les villages de la seigneurie
d'Ulm. Une branche s'est fixée, vers la fin du xvie siècle,
à Ratisbonne, où nous avons retrouvé deux fois son
blason dans le registre du tribunal de la prévôté.
C'est celui que donne Siebmacher, Bùrgerliches Wapprn-
buch, tome II :
Ecartelé: au 1 et 4 tranché d'or et de sable, à trois besants-
tourteaux brochant sur le tranché de l'un en l'autre; au 2 et 3
d'argent à un buste d'homme issant de trois coupeaux d'azur,
habillé de gueules et brandissant une épée de la main dextre.
Cimier\ l'homme à l'épée issant d'une couronne entre les deux
ailes d'un vol tranchées d'or et de sable et chargées des trois
besants-tourteaux. Lambrequins', à dextre de sable et d'or, à
senestre de gueules et d'argent.
De cette lignée descendent sans doute les Schlum-
berger que Siebmacher, 2e édition, mentionne, en 1691,
parmi les nobles d'Autriche, avec des armes identiques,
sauf que les besants-tourteaux sont des roses, et les
Schlumberger Edle von Goldeck, de Hongrie, anoblis le
6 février 1879, dont les armes, décrites par Rietstap, sont
aussi à peu prés les mêmes que celles de Ratisbonne.
61
Enfin au Mus< i d< Muni* h < iti le Si-
bylle S< tilumbergei d( 1615, d< »m I
mu ( hamp d 1 n un h< »mmi habillé I nanl un
sabi 1 1 l.i m. un. .1 l.i 1 « »iilrin pu s le ni' m. qu< d( ■•
I é< n é .11 teh de Ratisix >nne«
I ( >ut< \ .m tantes figui 1 m ni la plane lu \.
S( m umb] RGi r ( bran< he 1 ad< tte ) Ehi ;am dans
son Tlùrgerbuchy les armoiries de cette branche, ori-
ginaire d'( )ellingen, prés d'Ulm, quoique, dans le 1
il Tait mêlée sans autre aux membres Je l'autre I:
C'est d'autant pins surprenant qu'il a ui connaissance
de leur blason, reproduit sur le tableau des cardes-
vignes de [780, dont lui-même a tait don an Musée
historique, et sur lequel figure Jean Schlumberger,
dont les armes portent (pi. \):
De gueules, à la bordure d'argent, à une flèche en pal de
sable, terrée et empennée d'argent, flanquée de deux étoiles a
six rais d'argent, la flèche touchant en pointe les trois COU peau X
de sinople. Cimier: un demi-vol sur lequel est posée la flèche,
sans les étoiles. Lambrequins: de gueules et d'argent.
L, Schoenhaupt a donné ce blason dans son L.
lÏOi\ moins la bordure d'argent.
Jean Schlumberger, impliqué dans l'affaire Fininger,
en 1587 et 1590, faisait partie de cette lignée. Son
cachet, appliqué sur une lettre qu'il adressa, en octobre
160}, de Sainte-Marie-aux-Mines, au magistrat de Mul-
house (il était en fuite et banni de la ville), porte
(pi. X) :
Tranché, au i à un ours passant, au 2 plein. Cimier: l'ours
issant, entre les initiales H. S. (Hans Schlumberger).
II n'a pas laissé de descendance.
— 62
ScHMERBER. Eh r sa m reproduit clans le Tïiirgerbuch le blason
du bourgmestre Jean-Thiébaul Schmerber 1 720-1 727),
mais il représente — évidemment à tort — le lion
de l'écu, comme celui du cimier, contourné. Le blason
de Rodolphe Schmerber, garde-vignes en 1 77 ] (Musée),
est identique à celui du bourgmestre.
Par contre, sur le tableau îles gardes-vignes de 1761
(Musée) figure un Henri Schmerber, potier, dont
récusson n'a pas de lion, mais un pot à deux anses
d'or! Fantaisie de l'artiste ou du potier, qui a voulu
symboliser sa profession. Nous avons vu plus liant
que son voisin Jean Franck (v. cet article), boulanger,
a (ait une substitution du même genre. Far contre,
Henri Schmerber, sur le même tableau, a maintenu le
lion d'or (tourné à dextre sur le cimier, ainsi que les
couleurs des lambrequins (pi. XI).
A titre documentaire, nous donnons aussi les armes
anciennes de la famille, datant d'avant 1642:
1. David Schmerber, valet de ville, de 13 (S 5. Son
sceau est de petit format et porte:
Une tète et col d'ours lam passé issant de la pointe de l'écu,
surmonté en chef d'une rose sommée d'une croix. Au-dessus
de l'écusson, les initiales D. S.
2. David Schmerber, Amtmann en 1601. Sceau de
grand format, portant:
lui pointe une rose sommée d'une croix et cantonnée de quatre
étoiles à six rais. En exergue: S * DAVIT * SCHMERBER.
Ce David était tisserand et fils de Morand Schmerber,
qui appartient à une plus ancienne lignée du nom, mais
parente à la seconde lignée, qui a pour auteur Mathis
Schmerber, de Heimsbrunn, frère de Morand, et qui
acheta, en 1569, l'auberge de la Demi-Lune. Mathis eut
un fils Thiébaut, vitrier, qui devint aussi plus tard
hôteliei de In D< mi I unt II
\nii.i ( .1 enzingt i .
Il e cist( m Musée Saint |< an un< pi<
|)io\ enanl de i ette hôtellei ie ni la [uellt
les .u mes pai lantes d< I hiébaut pi. X I
Trois ( ou peau c, doni < elui du milu u I dun
.1 soudei pla< é en pal sui un grésoii d un ma
sautoii , le t<>ur .u compagrx en ch tt I . s.
D'un autre côté, le Musée hi torique | le du
môme couple un gaufrier de [601, où l< mari a dans
l'écusson un lion contourné rampant et lampassé (ceci
pour faire pendant aux armes de sa femme), tenant
des dcu\ pattes un fer a souder. La femme a son
écusson somme de deux croissants ou demi-lunes,
allusion à l'hôtellerie.
Le tableau des gardes-vignes de [780, don d'Ehrsam
au Musée, est une aquarelle et, suivant le Catalogue,
l'œuvre d'un Schfmerber. 11 s'agit de Jean-Ulric
Schmerber, sellier, né en 1761. C'est donc une œuvre
de jeune amateur.
Schneider. Ehrsam ne donne pas le blason de cette famille.
La provenance de celui que reproduit le Livre d\ }
nous est inconnue.
Schoen. Famille originaire de Colmar, d'où Jean Schoen est
venu se fixer à Mulhouse vers le milieu du xvc siècle.
Elle a fourni trois bourgmestres et un maire à notre
ville: Jacques (155 }-i 374), Jean-Jacques (1660-1670 ),
Jean-Georges (1670-1673) et Jean de Frédéric Schoen,
maire provisoire (187 1 — 1872). Nous n'avons pu
trouver de sceau datant d'avant 1642.
Les armes du premier bourgmestre portent (pi. 1):
Parti, au i d'or, à un sapin arrache de sinople futé au natu-
64
rel, au 2 d'azur à une demi-roue de voiture d'or; en pointe
trois coupeaux de sinople brochant sur la partition. Cimier 1 un
vol Jont l'aile de dextre d'or porte le sapin, et celle de senestre
d'azur porte la demi-roue de l'écu. Lambrequins: d'azur et d'or.
Sur les blasons des deux bourgmestres postérieurs,
peints après la mort de Pétri, la position du sapin et
de la demi-roue a été intervertie, ce qui est une erreur,
l'œuvre de 1642 étant, pour nous, définitive. Quant
à celui élu maire de 1871-I 872, son écusson est le même
que celui de ses deux prédécesseurs, mais le cimier est
en régie. Le Bùrgerlmch, de son côté, tout en respectant
Tordre primitif dans l'écu, a aussi interverti les meubles
sur le cimier.
A notre avis, les seules armoiries à considérer
comme bonnes, sont celles du premier bourgmestre,
blasonnées ci-dessus et reproduites sur la planche I.
Le tableau des gardes-vignes de 1 774 (Musée) donne,
pour Jean Schoen, le blason de la famille aux meubles
mal placés dans le parti, puis il a la demi-roue de
moulin d'or à dextre sur champ d'or, et le sapin de
sinople sur champ d'azur!
C'était une grosse erreur du peintre, car, comme
nous l'avons déjà dit, les régies héraldiques interdisent
de mettre métal sur métal et couleur sur couleur.
Schoening. Famille venue de la Lorraine, s'appelant primi-
tivement Jenin, qui est devenu Schoening à Mulhouse.
Ehrsam n'a pas trouvé son blason. Mais le Livre d'Or
en reproduit un, manifestement faux, car il est pris dans
les Bûrgerliche Wappenbûcher de Siebmacher, tome II,
et se rapporte à une famille du Palatinat, dont est
issu Joseph Schoennig, Landgerichts-Assessor à
Nuremberg, qui portait ces armes.
Jean-Georges Schoening, négociant, à Mulhouse, a
Dav/nl Si hmm
■
ThiebadF Schmerber
1601.
Anne Lirerrzin£er
*6o\ °
Jean-Thibaut 5chmerb«r
B£ro.1720-'
Henri Schmerber
I7 61.
Schmerber
Bgb
Jean Steinb
Bgm. 1t<
Jesn Steinbach
Zunftmôiàcer I625.
Jean Sbein bach
3om 1 662 -i 666
Jesn-Ulric Ste
Cap t«îi»« "d5
I
bien app< isé on < a< li« I sui un ertifi at d
du i juin I* 1 1 (Musé< I malh< un u i il ne pré-
nte qu< initiales I ( ». S. entrel
S( m m \( m k. I igni i < h iginaire de 1 1 nne
igneui ie de Wui temb< i ". Ehi am ni la donn
non plus dans le Bùrgerbui h. Le Lxvtk l'O ocl
à tort, à cette famille, le blasi m â'h< »nn >n\ m la
Franconie, résidant à Nuremberg et Ratisbonne, publié
par lesdits Bûrgerliche fVappenbûclxr, de Siebmach
tome II.
Sengelin. Armoiries trouvées par Ehrsam sur le tableau de
la Juger-Compagnie, de 1789 (Musée), où figure Jean
Sengelin.
Singer. Originaire de Dinhart, seigneurie de Kybourg, canton
de Zurich. Blason manquant clans le Bùrgerbuch, mais
donne par le Livre d'Or et puise a une source inconnue.
Sontag. L'auteur de cette souche était d'Andelfingen, can-
ton de Zurich, et non de Sainte-Marie-au\-Mines. Bla-
son qui ne figure pas dans le Bùrgerbuch. 11 est donne
dans le Livre d'Or, mais a été pris dans Y Armoriai
d'Alsace, page $31, à l'article : Jean-Jacques Sont
apothicaire à Colmar. Nous doutons que celui-ci soit
originaire de Mulhouse.
Steffax. Feu M. Emile Steffan, relieur, avait un dessin des
armoiries de sa famille, sur lequel l'homme de l'écu,
comme celui du cimier, tient en main une navette de-
tisserand, au lieu de la fleur donnée par Ehrsam. De
tait, les premiers du nom à Mulhouse étaient tisseurs
de laine. Ehrsam a trouve le blason qu'il donne sur le
tableau de la Jàger-Compagnie, de 1789 (Musée).
— 66
STEINBACH. Le tableau des bourgmestres donne deux bla-
sons différents à Jean Steinbach, en (onctions de 1463 à
1 170, et à Jean Steinbach, en exercice de 1662 à 1 69 5 .
Le premier porte ( pi. XI):
De sable à un bouc rampant et contourné d'argent. Cimier :
le bouc contourné issant. Lambrequins : de sable et d'argent.
Le second porte :
De sable à deux boucs rampants et affrontés d'argent. Mêmes
cimier (le bouc non contourné) et lambrequins.
Quelle a été la raison qui a fait adopter au deuxième
bourgmestre, descendant direct du premier, cette ampli-
fication du blason? A noter qu'en 1642 il était du
Conseil et qu'il a donc voté la création du tableau
des bourgmestres. Elle est due, sans doute, au fait
qu'en 1623, alors qu'il n'était encore que zunftmestre,
il avait déjà introduit dans son écusson deux boucs
affrontés, pour leur taire tenir, tels des supports1, une
selle symbolisant sa profession de sellier. Lorsque plus
tard, en 1662, il devint bourgmestre, et que ses armoi-
ries furent peintes sur le tableau, on en élimina la selle
comme accessoire individuel -, mais on laissa en place
les deux boucs, auxquels il était habitué.
Le blason de 1623, auquel nous faisons allusion, se
trouve sur une tirelire conservée au Musée historique
et provenant de la tribu des Bouchers, où elle a dû
servir pour les collectes et les amendes. Cette tirelire
est en bois, de forme ronde, et munie de ferrures
à cadenas. A l'extérieur, elle porte les blasons des
deux zunftmestres, au-dessus de deux écussons aux
1 On appelle supports les animaux et tenants les hommes ou femmes qui sou-
tiennent extérieurement les blasons.
1 Voir le même cas de suppression d'un accessoire professionnel individuel chez
le bourgmestre Jean-Ulric Schlum berger, page 65.
(17
.m mes d( s quai i e pi in< ipal rporat i
tanneui s, b< >ui hors, < i »i d< mnii
de fean Steinbac h pi, M
I ) .m -(in .i d( n\ bou< •• ramp: I
une selle de nu me p« > •< i n p. il. Citniei : un 1 1
Lambrequins \ de sable et d'argent.
( )n remarquera que odeurs du champ et
boucs sont interverties sur le tableau des bourgrrx I
Un autre membre de cette famille, le < apitaii • I an-
Ulric Steinbach, commandant la compagnie mulhou-
sienne de Waldner, mort en 1790, avait un cachet
tout autre (pi. XI ). Il portait :
D'argent à trois bandes de gueules traversées par un fani
de .... (?), la hampe un pal, avec, en pointe, trois coupeaux
de sinople. Cimier: un heaume ouvert de face, sans aune. I
place de lambrequins, deux boucs comme supports.
Les Steinbach d'Illzach sont issus de la souche mul-
housienne. Ils ont pour auteur Henri Steinbach, frère
du premier bourgmestre, qui s'y fixa avant 1 |.8o.
Stoecklin. Famille originaire de Colmar, ainsi que le dit
Ehrsam lui-même. 11 lui donne cependant les armoiries
des Stoecklin de Baie.
Sïtmm. Le Bûrgerbuch n'a pas le blason de cette famille.
Celui que reproduit le Livre d'Or est pris dans les
Bùrgerliche Wappenbùcher, tome I, où il appartient à
Georges Stumm, bourgeois de Nuremberg. 11 n'est donc
pas exact.
Thyss. Le blason que donne le ^Bûrgerbuch à la famille
actuelle de ce nom, qui est de Thalheim, duché de
Limbourg, est celui des bourgmesster Thysser, dont la
souche s'est éteinte à la tin du xvie siècle.
68 -
Vetter. Erroné. Il existe un ex-libris de 1773, de Jacob
Vetter, le jeune1, portant (pi. XII):
D'azur a trois fleurs-de-lis d'argent posées 2, 1. (limier: trois
plumes d'autruche.
Jean Vetter, lieutenant de la Jâger-( ompagnie, de 17S9
(Musée), a bel et bien ce blason aux trois ileurs-de-lis.
Pourquoi Ehrsam n'en a-t-il pas tenu compter 11 est
vrai que l'écu est très effacé, niais à la loupe les fleurs-
de-lis sont visibles.
M. Fritz Michel, notre collègue du Musée, possède
une plaque d'église de Jean Vetter, avec ses armoiries.
(les trois preuves sont péremptoires.
Schoenhaupt a reproduit le vrai blason avec celui du
Bùrgerbuch, dans son Livre d'Or.
Nous donnons aussi, à titre documentaire, un cachet
de Sixte Vetter, de 1 592, datant par conséquent d'avant
1 642, époque où Pétri a, comme dit plus haut, amélioré
tous les blasons des anciennes familles mulhousiennes.
Ce cachet porte :
Un crampon pose en pal chargé d'une flèche à double pointe
posée en fasce, le tout surmonté en chef des lettres S. V. Ni
cimier, ni couleurs.
VoGEL. Erroné. Au Musée historique se trouve un contrat
de mariage, du Ier mars 1763, de Samuel Vogel (fils
d'Alexandre) et de Cléophée Mieg, au bas duquel est
apposé le sceau du marié, portant (pi. XII):
Un oiseau posé sur un rocher, reproduit sur le cimier entre
deux proboscides. Couleurs inconnues.
Les mêmes armes figurent sur le cachet du pasteur
1 Propriété de M. Edouard Engelmann, à Paris.
Mans Weber
d 1
1667-1672.
Pierre Webe
pa&^u r
I666 - I669
a^^^^
Jacques Weber
B£m. 1533-1554.
•
Samuel Voéel
1763. °
Michel Weiss
i 590.
Wethly
Hettin^en - Zurich
B4b
Wettly
Livre d Or Erreur .
m
I» m i h i< V< >g< I. d< Mulhou l.i date du
1784.
I e blas( m d< >nné pai t£hi sain
Zurich.
Wagner. Sui les deux lignées de ce non il fort
an< iennes à Mulhouse, l'une d\ Iles .1 fourni Jeu
mestres à notre \ ille, Piei re Wagn< 1 ( 1 1 , 1 et
sou petit-fils Werner Wagner (1504 [5
les petits-enfants de ce derniei tte souche.
Le premier bourgmestre (Pierre) laissa trois fils,
Léonard, Werner et Chrétien. Ce dernier lut le père du
second bourgmestre (Werner). Nous avons trouvé
aux Archives de Mulhouse les sceaux de Léonard et
de Chrétien, figurant comme cautions au bas de lettres
réversales délivrées a Mulhouse par leur frère Werner.
Ces sceaux (pi. III), qui datent de 1 481, sont caracté-
ristiques en ce qu'ils présentent chacun l'erminettc, la
hache des charrons (en allemand Wûgtier). Le nom
des deux cautions ligure en exergue.
Le tableau des bourgmestres de Pétri donne pour
Pierre et Werner Wagner tout autre chose. Leur blason
porte (pi. III):
De gueules à une chimère ailée et couronnée cTor sur un
tertre Je sinople. Cimier: la chimère issante. Le premier a un
manteau, et le second des lambrequins de gueules et d'or.
II est possible que ces armoiries soient dues à l'ima-
gination de Pétri, mais il n'est pas exclu qu'il ait
simplement utilisé celles du fils de Werner. portant le
même prénom, qui quitta Mulhouse et épousa une
noble, Marguerite de Rappenberg. A cette occasion, il
a pu être ou anobli, ou recevoir des lettres d'armoiries,
que Pétri aura connues, puisqu'il était apparenté à la
tille de ce Wagner, par les Brand, de Bàle.
70
La seconde lignée, qui parait s cire poursuivie jusquâ
nos jours, a fourni aussi à la ville de Mulhouse un
bourgmestre: Henri Wagner (1538). Ses armes, saut
le chef d'argent, sont données par le Hûrgerbuch. Jacques
Wagner, garde-vignes en [780, a les mêmes, mais une
bordure de gueules autour de l'écu et des lambrequins
d'azur et d'argent (au lieu d'or).
Weber. Le Tiùrgerbuch donne, pour cette famille, le blason
du bourgmestre Jacques Weber, de 1533— 1553, mais
avec de légères modifications, soit un béret au lieu
d'un chapeau sur le cimier, et les lambrequins de
gueules et d'or de chaque côté, alors que le bourg-
mestre n'a que les lambrequins de senestre ainsi, et
ceux de dextre de sable et d'or.
Ce blason, adopté en 1642 par Pétri, est curieux en
ce sens, qu'il est parlant, non point au regard du nom
de la famille (Weber = tisserand), mais quant à la
profession du titulaire et de celle de son père. En
effet, Jacques Weber était charron, de là la roue de
voiture, et son père, Jean Weber, tuilier, d'où la forme
à tuiles.
Comme pour les Hartmann et les Steinbach, une
branche de la famille Weber a été détachée de bonne
heure à Illzach, en qualité de fonctionnaires. Un
Jacques Weber y est maire (Meyer) de 1542 à 1 5 5 1,
Georges Weber, de 1555 à 1372, et ses fils y pour-
suivirent la lignée, qui subsiste encore de nos jours.
La lignée mulhousienne primitive, celle du bourg-
mestre ci-dessus, s'est éteinte vers la fin du XVIe siècle.
Mais elle fut remplacée par des rameaux d'IUzach, soit
par Georges Weber, fils d'Ulrich, qui vint se fixer en
ville, en 1609, à la suite de son mariage avec Régula
Iring. Ehrsam en fait à tort un fils du bourgmestre,
.1
de m< me en pr< t( ndant qu il lut reçu à l.i bout :
pi i\ ili gi( i i n i i • tini l.i
qu en 1645 *. ^pr< l.i gui I frenl
autres Webei d 111/. u h s'établirent .1 Mulhou
( e I le< m "( \\ « bei 1 t le mém< qu< elui qui fi 1
en qualité de e \\ h , sui m >tre plan* he XIV, Son
blasi >n est pi esque identique Han W<
Meyei d'Illzach de i66\ .1 ré ' dont il existe plusieurs
lettres aux Archives et dont le cachet (pi. XII) po
Un soc de charrue traversé par un coutre placé en bande,
il. m ju • de deux étoiles .1 cinq rats et surmoni lettres
II. \\\, au-dessus desquelles est placée une étoile de même. Ni
cimier, ni couleurs.
Il eut plusieurs fils, dont :
Pierre Weber} d'abord pasteur a lllzach, ensuite
Mulhouse. Ses cachets de 1666 et de [669, a ses ini-
tiales P. \\\, portent (pi. XII):
Une navette de tisserand surmontée en chef de deux roses
posées en fasce et accompagnées en pointe de deux étoiles a
cinq rais au-dessus de trois coupeaux. Ni cimier, ni couleurs.
La conclusion à tirer de ce qui précède est que la
famille Weber possède au moins trois blasons différents:
1. Celui du bourgmestre, branche éteinte.
2. Celui de la branche d'Illzach, avec le soc et le
coutre de charrue, emblème de leur profession
d'agriculteur.
j. Celui du pasteur Pierre Weber, avec la navette
rappelant le nom de famille, qui compte pour
ses descendants actuels.
Cf. Raths-ProtocoU et le Bûrçerbttch manuscrit,
/_:
•>
Wi iss. Al. Emile Mantz possède le blason de cette famille
peint, en [739, par le peintre Jean Weiss (1704-1757)
sur un panneau rond en bois, alors qu'il lut nommé
préposé au tir (Schùt%ennteister). ("est le blason du
Hùrgerbucbj saui le champ d'azur qui est de sinople sur
le panneau, les lambrequins qui sont de sinople et
d'argent, et la belette qui est contournée.
Sur le tableau des gardes-vignes de 177s (Musée),
Jean-Georges Weiss a aussi du sinople, au lieu de
l'azur, mais la belette est tournée à dextre. Par contre,
Jacques Weiss, garde-vignes en [780, a bien le champ
d'azur, les lambrequins d'azur et d'argent, mais la be-
lette est aussi contournée sur le cimier. Cette dernière
variante est celle qui a été adoptée par Jean-Georges
Weiss, maire provisoire en 1843, sur le tableau de
l'Hôtel de ville.
Avant 1642, la famille Weiss n'avait pas ces armes.
11 existe aux Archives une lettre de Michel Weiss,
boucher, de Mulhouse, datée de Cernav du 21 août
1390, où il avait été arrêté par le boucher Paul Lut/.
Son cachet porte (pi. XII):
Un couperet de boucher surmonté des lettres M. W. Pas de
cimier, ni de lambrequins.
Wettly. Originaire de Herrliberg, canton de Zurich. Le
Bùrgerbuch n'a pas le blason de cette lignée. Celui du
Livre d'Or est d'une source qui nous est inconnue.
On trouve dans les Bûrgerliche Wapperibùcher de
Siebmacher, tome VII, les armes des Wethly, de Hot-
tingen-Zurich, qui ont des chances d'être plus authen-
tiques que celles du Livre d'Or. Elles portent (pi. XII) :
D'or à un cep de vigne placé en barre, avec une feuille et
une grappe d< raisin, mi moi bc.
I min : !k>i . pluîlV iLmli U< h(
sitK >|>!( ci d'or.
W'ii i ». Famille < n iginairc de Stra I" on g, I h\ an
les .11 mes des Wild d< Bâl< mais i n chai
azur I argent de la bordure, d< la bande « l du besant
W'ii/. Ehrsam reproduil dans le 'l> uch les armoii
du bourgmestre Egm< >nd Witz ( 1 1 1 1
Egmond Witz, garde vignes en 1779 (Mu le
même écu sans les trois coupeaux de sinople. Sur le
cimier, le jeune homme iss.int tient, non pas un com-
pas de menuisier (profession du bourgmestre), m
une croix d'argent au pied allongé.
Sur le dessin de vitrail colorie, appartenant a M.Jules
Franck (v. pi. XIV), figure Louis W'ii/. sexvir, fils du
susdit bourgmestre, dont les armes ont les mêmes
meubles, mais aux couleurs modifiées (voir page 9] ).
Louis Witz demeurait sur la place de la Réunion,
dans la maison à tourelle appartenant actuellement a
M. Emile Pétry, banquier. Au haut de la tourelle, on
voit encore l'écusson Witz, sculpte dans la pierre.
Wolf. Jean-Georges Wolf, garde-vignes en 1735 (Musée), a
le blason du Hùrgerbuch^ mais le champ de son écusson
est d'argent, et le loup de sable sur un tertre de sinople.
au lieu d'un champ de sable et du loup d'or. Sur le
cimier, le loup est comme sur son écusson. Les lambre-
quins sont de sable et d'or et non de sinople et d'or.
D'ailleurs, ce tableau de gardes-vignes de 1733 est
peint sur papier collé sur un panneau de bois, et les
couleurs effacées sont très difficiles à distinguer.
Les Wolf de Schaffhouse ont le loup d'argent sur
champ de gueules.
71
Wurms. Famille remontant au xiv« siècle, que Pétri appelle
à tort Wurmser. Le bourgmestre Franz Wurms
(1556- 1 >7 | ) ne laissa que deux filles et lut le dernier
maie de celle lignée. Pétri lui donne, en 1642, un
blason, a peu près parlant, que voici (pi. 111):
D'argent, avec bordure d'or, a un dragon (en allemand
Wurm ou Lindwurm) d'azur lampassé de gueules et ailé de
sinople et gueules, la patte dextre levée, (limier: le dragon du
l'écu issant d'une couronne d'or. Lambrequins: d'azur et d'argent.
Où Pétri a-t-il trouvé ces armes? A Strasbourg, il
v avait une famille bourgeoise Wurm, à qui l'empereur
Frédéric 111 octroya, en 1464, des lettres d'armoiries
portant un dragon d'or sur champ de sable, qui se
répète sur le cimier. Jacques Wurm fut ammestre
en 1498. Cette famille fut anoblie et prit le blason
des nobles de Geudertheim, dont elle reçut le fief.
Elle s'éteignit avant la fin du xvic siècle. Nous donnons
les armoiries des Wurm d'après Herzog (pi. III).
Les Wurmb de Saxe, Hanovre et Schwarxburg-
Sondershausen, portaient, suivant Rietstap:
D'azur à un dragon ailé d'or, la patte dextre levée. Casque
couronné. Cimier: le dragon. Manteau d'azur, doublé d'hermine.
Il v a apparence que Pétri a trouvé ces Wurmb dans
Siebmacher et qu'il a appliqué leur blason aux Wurms
de Mulhouse, en intervertissant les couleurs. A titre
de curiosité, nous signalerons que Rietstap donne à
une famille Wurmblingen, de la Souabe, exactement les
armoiries mulhou sien nés des Wurms:
D'argent à un dragon ailé d'azur. Cimier: le dragon issant.
Zetter. Voir notre notice, page 88.
/n glkr, Il y a eu à M u 1 1 1 iirs fai
dont tr< •! s s< ou hes pi itn ipal( Dcu onl fort an-
( u'iiin . I un. .1 i Ht S
mestrcs, Piei re, d< 15 1 \
de [611 [626 ( 1 d< 1 niei fui le beau .
I a'ui s .n m» ni trou> i ni sur k tabl< au I
mestres de 1642e! ( bla •< >nn< m < < >mn l ( pi. MM |
I >c gueules .1 une forme .1 tuili
costée de deux roses d'arg* ni 1
ronne de laui iers d< sinople, garnie de quai
poser sur trois coupeaux de sinople. Cimier: tuiles
de l'écu .m milieu d'un vol coup^ de gueules ei d'argent alt<
]\a\\{. Lambrequins: un manteau de gueules doufa
bordé d'or.
Ces deux bourgmestres, Liant les derniers de leur
lignée, Pétri lit peindre leurs armes inclinées sur le
tableau de l'Hôtel de ville, signe héraldique d'extinction.
A la seconde souche ancienne, qui subsiste encore
de nos jours à Mulhouse et dans les Vosges, se rattache
Michel Ziegler, zunftmestre de la tribu des Agriculteurs
depuis [636, conseiller en [665, dont le blason figure
sur le projet de vitrail de 1642, donne sur notre
planche XIV. 11 porte :
De sable à trois coupeaux de sinople surmontes d'une forme
à tuiles de gueules, accostée à dextre d'une hache d'argent sans
manche, le tout posé en pal. Cimier: la forme à tuiles ; en
pal. Lambrequins: d'or et de gueules.
A cette branche appartient le peintre Jules-Claude
Ziegler (1804 — 1856) '. Enfin, à la troisième lignée
du nom, implantée à Mulhouse en 1576 par Philippe
Ziegler, maître d'école, originaire de Worms, se rattache
1 Voir Les Anciens Artistes-Peintres et Décorateurs mulhousiens jusqu'au A7A"e siècle,
par Ernest Meininger.
76
Jean-Michel Ziegler, fabricant de draps, qui s'est fixé à
Berne en [636 et y fut reçu bourgeois en 1645. Cette
branche a adopte, à peu de choses près, les armoiries
des bourgmestres, lignée alors éteinte, soit (pi. XIII):
De gueules a trois coupeaux de sinople .supportant une forme
à tuiles sommée dune croix, le tout d'or et posé en pal,
flanqué de deux roses d'argent tigées et feuillées de sinople.
CUnicr : la forme à tuiles au milieu d'un vol coupé de gueules
et d'or alternant. Lambrequins : de gueules et d'or.
La couronne de lauriers de sinople des bourgmestres
manque ici.
Les peintres Daniel Ziegler (1716 — 1806) et son
frère Jacques Ziegler (1731, mort après 1798), sont
issus de cette troisième souche.
Jacques Ziegler, boucher, qui figure sur le tableau
des gardes-vignes de 1773 (Musée), quoique de la
seconde souche, celle de Michel, le zunftmestre de la
planche XIII, a pris aussi le blason à couronne des
bourgmestres, sauf les deux roses d'argent, tigées et
feuillées de sinople, et les trois coupeaux.
Ehrsam donne, dans le Bûrgerbuch, le blason de ce
Jacques Ziegler à la famille. 11 l'a pris précisément sur
le tableau de 1773, mais au lieu de la forme à tuiles,
croisetée d'argent, il a mis la forme en or et la croisette
en argent.
ZtJBER. Sur le tableau des gardes-vignes de 1735 (Musée)
figure Jean Zuber, dont les armoiries ne sont pas tout
à fait celles données par Ehrsam. Le cœur y est de
gueules et non de carnation, ensuite les trois coupeaux
de sinople font défaut. Puis, l'homme issant du cimier
n'est pas habillé d'or et d'azur, mais d'argent et d'azur,
et l'instrument qu'il porte sur l'épaule dextre est un
PI
ê*
tes 2\<
Jean Z Liber
1735.
Mil hel l'\rf\pr
Jacques Zundel
1789.
Zundel
Bgb. (Erreur)
Georges Zurchcr
Zu rcher
8^b
David Zwméer
pasteur
Zwin£er
B^b. (Erreur'
.i\ ii ( xi doi pos< i ii bai i ' En outr< l.i m. nu
i appuj ée sui la han< h( • I ne ti< ni |
I ,es lambrequin i >hi d azur 1 1 d ai g< m 1 1 non
gueule ■ el d azui .
Sui une plaqut d ( Mu un /
dont le prén< >m e >1 illisible, le ( « ew d
de gueules, sui champ d'azur. Sur le cimier, l'homi
habillé de gueules porte sur l'épaule d
un aviron d'or posé en bande. Pa erpette non pi
Sur un vitrai] de [666 d< la salle des séances du
Conseil de II [ôtel de ville, I / irier, a dans
l'écu un cœur d'or, aussi sur champ d'azur, au-dessus
de trois coupeaux de sinople. I , 'lu mime issant du cimier
tient dans sa senestre un instrument indéfinissable d'or,
qui ressemble plutôt à une cuiller a pot qu'à un aviron,
et dans sa dextre une serpette. Lambrequins d'azur et
d'or. Le Livre d'Or rétablit la couleur en métal or du
cœur, mais maintient la serpette, qui n'est pas sur les
blasons décrits plus haut.
Comme le vitrail de l'Hôtel de ville est certainement
un de ceux qui ont été endommagés en octobre i8'
et qu'il a été répare après la guerre, il ne peut nous
servir de document probant au même titre que la plaque
d'église et le tableau des gardes-vignes de 1735, car
cette réparation a dû être faite d'après le Bùrgerbuch
d'Ehrsam.
Zundel ou Zindel. Erroné. Famille originaire de Reutlingen
(Wurtemberg) et non de Schaffhouse. Ehrsam lui
donne les armoiries des Zundel de Zurich.
En réalité, Jacques Zundel, de la Juger-Compagnie, de
1789, a dans son blason (pi. XIII :
Trois coupeaux, sur le milieu desquels se tient une colombe
7<S
avec, dans son bec, un rameau d'olivier. Le tout est reproduit
sur le cimier.
Il n'y a pas de couleurs indiquées, mais elles oe peuvent
être que d'argent pour la colombe, de sinople pour le rameau
d'olivier et les coupeaux, et, enfin, d'azur pour le champ de
l'écu. Les lambrequins d'azur et d'argent.
Zurcher. Erroné. Au Musée se trouve un dessin au lavis à
l'encre de Chine, avec les noms et les blasons des
membres de la Jâger-Compagnie, en 1789. Parmi eux
figure un Georges Zurcher, aux armoiries tranchées et
une étoile dans chaque compartiment, avec, sur le
cimier, trois plumes d'autruche. Ce sont les mêmes
que donne Rietstap, dans son Armoriai général, pour
les Zurcher d'Amsterdam et de La Hâve (pi. XIII) :
Taillé d'argent sur azur, chaque compartiment chargé crime
étoile d'or. Cimier: trois plumes d'autruche, une d'azur entre
deux d'argent. Lambrequins : d'argent et d'azur.
Ces Zurcher hollandais sont originaires de Mulhouse.
Le i) février 1786, le Conseil accorda à Antoine
Zurcher, établi à Arnheim en Hollande, le droit de
bourgeoisie pour sa fiancée, demoiselle Dievert Post,
de Vorbourg, en Hollande (Raths-Protocoll, 34, page 4).
Ehrsam, qui le mentionne encore parmi les membres
de cette lignée reçus à la bourgeoisie, a reproduit, dans
le Tiùrgerbuch, les armoiries des Zurcher de Baie, d'après
Marc Lutz. Or, ceux-ci n'y sont que depuis 181 6, année
où Samuel Zurcher, de Vor dem Wald, prés Zofingue,
v fut reçu bourgeois !
ZwiNGER. Erroné. Le pasteur David Zwinger, auteur de la
branche mulhousienne du nom, à qui l'on doit une
intéressante relation de la sédition des Fininger en
î )(S/ ', était bi( n de l.i même familli / ii
de Bàh p el - >n i a( hel bu n h m
qui sont ( pi, Mil)
I ) ueuli .i une pique d'oi \
même. I imiet : un buste de j< une homn
habillé de gueules, à la fraise d'aï d'un
sable et poi tant à la banclx un huchi
à un baudrier de sable. Lambrequin ules et I
Ces armoiries sont parlantes. En < ette famille
s'appelait Spyser, dit Zwinger. Spiess signifie une pique
en français.
1 Sous presse actuellement et éditée par les soins de l.i C d'archr
Retrouvé sur ses lettres par notre excellent con frère, M. le ni a
été chargé de l'édition critique de la Chronique Zwinger.
ji j^ j^ j^ j^ Jt h ^ ir^^r^r^r^r
w
Note sur un dessin de viirail de 1642, donnant les armoiries des chefs de la
tribu des Agriculteurs (pi. XIV).
Cette intéressante aquarelle est la propriété de M. Jules
Franck, de Mulhouse, qui nous a gracieusement autorisé à
la reproduire en phototypie, ce dont nous le remercions
chaleureusement. Elle mesure 30i/2 sur 207.2 centimètres
et a dû certainement servir à rétablissement d'un vitrail
pour la tribu des Agriculteurs, aujourd'hui disparu.
En général d'une bonne conservation, sauf pour le blason
de Louis Witz, abîmé par une tache d'eau, certaines couleurs
de l'aquarelle ont par-ci par-là souffert de l'action du temps,
notamment l'argent qui a noirci. Peut-être aussi l'artiste
a-t-il trop foncé ce dernier. On dirait d'ailleurs qu'il a
appliqué sur la plupart des armoiries une première couche
de rouge, en réservant les blancs, les jaunes et les verts.
Four les blancs, il a employé l'argent ou la couleur blanche,
ce qui déroute singulièrement le blasonnement, le premier
ayant noirci, comme il a été dit. Nous signalons nos doutes
sur certains émaux, par un point d'interrogation, dans la
description que nous donnons ci-après.
Quel est l'artiste qui a peint cette aquarelle? Il ne peut
évidemment s'agir, sans aucun doute possible, que de Pierre
Zetter1 (1597 — 1671), peintre-verrier renommé, qui figure
lui-même sur le dessin en qualité de zunftmestre. A ce titre
seul, l'œuvre méritait d'être reproduite. Mais elle a encore
1 Voir sur cet artiste: Les Anciens Axtistes-Peintres et Décorateurs Muihousiens
jusqu'au XIX* siècle, par ERNEST MeininGER, page 90.
i
VITRAIL DE LA TRIBU DES AGRICULTEURS DE MULHOUSE
Reproduction du dessin colorie original apj M. Jules Franck.
81
un autre int< rét 0 imme zunftm» i P /
pai de du I i >nseil de [642 qui \ ota le tableau
mestres, s< m \ in.nl pn >u\ < 1 initia*
n\ e de Péti i, puisque les c \h fs de la tribu d< \ 1
;onl empress( s de faire un \ itrail eijû >re la m
ce que les autn s ti ibus ont dû < ertainemenl im A
prou\ e aussi qu'à < ette dat< « m n'&\ ait pa . ei
définitive me ni les blasonsde certaines familles, ;, iple
les Hartmann. Le mMc.ui des bourgmestres, terminé par
Lûdin en juillet [643, donc l'année suivante, s'en charj
et est par conséquent à considérer sous ce rapport, ainsi que
nous Taxons déjà dit plus haut, comme un document héral-
dique définitif.
Les cartouches des blasons sont formés, dans le bas. |
deux branches de laurier, en vert; dans le haut, par une
banderole à fond jaune, sur laquelle est inscrit le non» du
titulaire en noir. A droite et a gauche, une marguerite
blanche sépare les branches de feuilles de laurier et la
banderole. Deux branches de lauriers verts, tiges de brun-
clair et truites de rouge* partent du bas du vitrail, passant
entre les cartouches et se rejoignant dans le haut, où elles
sont nouées par un nœud de ruban rouge.
Voici maintenant la description de chaque blason :
Hr. Anthoni Hartman (sic), des Raihs.
De sable (?) à un crampon et un 4 croistté de gueules, pi
en sautoir, et, brochant sur le tout, un peloir d'argent. Cimier : les
meubles de l'écu, mais le crampon et le 4 croiseté de .sable. Lambre-
quins : d'azur (sic) et d'argent.
Nota. — Comme le champ de l'écu était déjà de sable,
l'artiste a, sans doute, peint les meubles en sautoir de
gueules, pour les rendre visibles. Le 4 est encore la, comme
rappel des anciennes armoiries.
6
82 —
///-. Hanns Riszler, des Ratl
)S
De gueules à une fleur-de-Iïs d'argent, au-dessus de trois coupeaux
de sinople. Cimier : la fleur-de-Ks d'argent entre deux proboscides
d'argent. Lambrequins: de sable (?) et d'argent.
///-. Michel Ziegler, Zunfftmeister.
De sable a une forme à tuiles de gueules accostée à senestre d'une
hache d'argent sans manche, au-dessus de trois coupeaux de sinople.
Cimier: ta forme a tuiles de gueules. Lambrequins: d'or et dé sable.
Hr. Peler Zetter, Zunfftmeister. C'est l'artiste auteur de
notre dessin.
De gueules à deux sceptres posés en sautoir, surmontés et flanqués
de trois étoiles à six rais d'argent, et accompagnés en pointe d'une
fleur-de-lis de même. Cimier: Un buste de femme issant, sans bras,
aux cheveux d'or flottants, habillée de gueules, portant sur la poitrine
les meubles d'argent de Vécu. Lambrequins : de gueules et d'argent.
Mr. Niclaus Hartmann*.
De gueules à une fleur-de-lis d'argent brochant sur un sautoir
formé par un crampon et un 4 croiseté de sable. Cimier : la fleur-
de-lis et le sautoir, comme dans l'écu. Lambrequins: de gueules et
d'argent.
Nota. — Toujours encore le 4 des armes primitives de
la famille, mais déjà la fleur-de-lis (sans le chappé-ployé).
Mr. Georg Weber.
De gueules à un soc de charrue traversé en fasce par un coutre,
le tout d'argent. Cimier: le coutre d'acier posé en pal. Lambrequins:
de gueules et d'azur.
Ce personnage était le père du pasteur Pierre Weber,
dont nous donnons le sceau sur la planche XII, ax^c un
blason modifié. (Voir l'article Weber, p. 78.)
1 Celui-ci et Les quatre suivants étaient les sexvirs de la tribu.
\//. Daniel Ris 1er,
I h gueules .1 une flcui Je li . I'
( .iniiri : la fleui de lis •■■ ul< / ambrequin
\h . Ludwig II it . Blasi >n tn s ablm<
I )'.i.-iii ( ) .1 di ii V entn i . doni l'un ri n
d'une croix, l< tout d'argent. ( imiet : un buste d'h<
habillé et toi tillé d'azui ci ( lu s meubli s de \\ l
d'azur et d'argent.
Mi . Georg (Beiseckher<
De sinople(?) à un so< de charrue n. par un coutre posé en
barre, le tout d'argent. Cimier: le soc de charrue d'argent. Lambre-
quins : de sinople et d'argent.
Au milieu du vitrail figure un grand écusson, à bordure
d'argent, aux armes de la tribu des Agriculteurs, soit;
Damasse d'azur à trois coupeaux de sinople sommés, celui de
dextre d'un soc de charrue d'argent, celui de senestre d'un coutre
posé en pal, le tout d'argent. En guise de cimier: le soc de charrue
d'argent, pose sur la pointe.
NI
TABLE GÉNÉRALE
des blasons de nos planches ci des ramilles mentionnées dans cette étude,
Nota. Nous marquons d'un • les blasons erronés du Bûrgerbmch et du Livre tTOrt et d'un ? les
blasons douteux.
Abt
*Baumgartner
Beiseckher i inédit )
Benner
Biegeisen
Planches
IV
XIV
♦Binder
Birin (inédit)
•Birr
Blech
Blocli
? Boeringer
Boïhart (inédit)
Bronner, de Colmar
Brunner, de Colmar
Brunner
Bùrlin (inédit)
Christen
*Clemann
Cornetz
Dietsch
♦Dollfus
*Ehrsam
Engelmana
Ermatinger, de Schaffhouse.
*Ermendinger
?Feer
Finck
♦Franck
Franck, chevaliers de
Gerber, v. Karrer
♦Gluck
Goetz
Grenzinger
X
I
IV
IV
I
IV
IV
IV
X
IV
V
? Guldenberger
V
V
XI
VI
Pages
) ■
32
83
32
57
32
16
-1 ■>
;>>
-> ■»
34
34
16
34
34
34
57
3 5
3 5
36
M
37
28, 38
18
39
39
39
39
40
40
4i
41
63
42
*I (animer VI
Hartmann H. XIV
Planche»
VI
VI
II
I
VI
Heilmann
*l lira
PHirth
Hofer
PHuber
Huebner
Hùgenheim (inédit) .....
*Huguenin ,
PJelensperger :
♦Junghaen VII
Karrer (inédit) I
♦Kielmann VII
PKoechlin VII
*Koenig VII
Kohler | —
?Laederich VII
Laederich, de Silésie —
? Lambert
VIII
VIII
*Landsmann
*Lehr
•Loescher j VIII
♦Maeder I VIII
PMansbendel VIII
♦Mantz —
Mantz (inédit) VIII
Meier /.uni Hirtzen VIII
Motsch IX
Mùller I, IX
POberlin
Piirter
•Rack .
III
IX
Pagci
42
24 Note,
12,81,82
44
44
•H
45
46
46
16
47
47
48
16
48
4*
49 •
49
49
50
)i
5i
5i
5i
52
52
52
5 3
5 3
53
16, 53
54
54
5 5
,x;>
Risli i
* Romann . ,
Roppoli
R( > .111. de ....
.v h. ii pu ( inédit » . ...
Schicklei
S< liicklei , baron
•S hlumbci gei , bi an< hc aînée
S< hlumbei g< i , de . ,
S< hlumbei gei , de Ratisbonne
Schlumbei ger, d'Auti i< lie,
nobles
Schlumberger von ( loldeck .
Schlumberger, de Munich . .
Schlumberger i branch<
Jette
^Schraerber
♦Schneider
♦Schoen
♦Schoening
♦Schumacher
Sengelin
♦Singer
♦Sontag
Steffan
Steinbach
PStoecklin
XIV
II!
I
IX
X
X
X
X
XI
I
XI
61
61
6a
63
22.28.63
64
65
65
65
65
65
66
^7
!
\\,.v I III
W.l '!:■ ' II
Weta l . .
Webei II. d'Ulsach,
Webei III. Cil
Weiss I .II
Weiss II . XII
- WVthk, de Hoti h XII
•Wettlj XII
rWild -
W'it/ . XIV
\V,,it -
Wurm, de Strasbourj . III
Wurmblingen, de la Souabe —
Wurm ...... III
Zcttcr XIV
Ziegler XFIIXIV
Ziegler, de Berne XIII
•Zuber XIII
•Zundel ou Zindel XIII
•Zurcher XIII
•Zwinger XIII
K R R ATA
Page j8, EliRSAM, i" ligne, lire p. 28 au lieu de 56,
» 77, ZUBER, 4e ligne, ajouter : (pi. XIII).
- 86
SOURCES CONSULTEES
Archives de Mulhouse (Recueils de lettres, Militaria, etc.).
Archives municipales de Colmar.
Archives de la bourgeoisie ele Berne.
Tableaux armories des bourgmestres, à l'Hôtel de ville.
Tableaux armoriés des gardes-vignes de 1735, 1761, 1773, 1774,
1779, 17S0 et 1 7 S ^ , conservés au Musée historique de Mulhouse.
Tableau portant les noms et les armoiries de la Jâgcr-CompagniC) qui
occupa la Porte-Jeune lors de la révolte des Paysans, en 1789.
Lavis à l'encre de Chine, au Musée historique.
Pierres armoriées du Musée lapidaire Saint-Jean.
Tableau armorié des chefs de la tribu des Agriculteurs, 1756 1786,
au Musée historique.
Vitrail des chefs de la tribu des Vignerons, 1699 — 1710, au Musée
historique.
Plaques d'église armoriées, au Musée et chez M. Karl Franck.
Dessin colorié. Projet de vitrail des chefs de la tribu des Agriculteurs,
de 1642. Propriété de M. Jules Franck, Mulhouse.
Projet de vitrail des économes de l'hospice et de l'hôpital de Mul-
house, de 1599. Reconstitué d'après un dessin à la plume, attri-
bué à Jost Murer, de Zurich. Propriété de l'auteur.
Der Stadt Mûlhausen privilegiertes Burgerbuch, par Nie. Ehrsam, 1850.
Le Livre d'Or de la bourgeoisie de Mulhouse, par L. Schoenhaupt. Tra-
duction française du précédent, parue en 1883.
L'Hôtel de Ville de Mulhouse, par L. Schoenhaupt. Texte par Ernest
Meïninger.
Armoriai de la généralité d'Alsace, par A. de Barthélémi, 1861.
Armoriai général, par Rietstap, 2e édition.
Baslerisches Bùrger-Buch> par le pasteur Markus Lut/, 181 9.
Wappenbuch der Stadt Schajfhausen, 181 9.
Wappenbueh sanitlicher in der Stadt Bern verbûrgerten Geschlechter, 1829.
Wappen der Làblichen Bûrgerschaft in Zurich, par Jakob Kull, 1844.
Wappen der Loblichen Bûrgerschaft in St. Gallen, par Jakob Kull, 1853.
Wappen-Buch der Stadt Basil, par Meyer-Kraus, 1880.
Bârgerliche JVappeuhiïcher, de J. Siebmacher. Edition en cours.
TA BLE DES MAI 11.1:1
A\ .un propos
I. Les armoiries des bourgmestres
11. Le texte ei les armoiries du Bùrgerbuch ...
III. Les blasons du Bùrgerbuch (Examen critique)
IV . Note sur un dessin de vitrail de 1642, donnant les armoiries des
la tribu des Agriculteurs (pi. XIV)
Table générale des blasons de nos planches et des familles mention»
cette étude
Sources consultées
•
V
MULHOUSE — IMPRIMERIE ERNEST MEINIXGER
La Bibliothèque
Université d'Ottawa
Échéance
The Library
University of Ottawa
Date due
3*0
I I
03 00191 "<«90b
mil
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ANCIENNES BRROIRIES
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